<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221</id><updated>2012-01-18T21:47:14.872+02:00</updated><title type='text'>El Mario en Français</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>33</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-726629044801447572</id><published>2009-09-26T02:07:00.003+02:00</published><updated>2009-09-26T02:27:26.196+02:00</updated><title type='text'>La fin justifie...</title><content type='html'>Salut a toutes et tous

Une fois n'est pas coutume, je profite d une escale de 6 heures a Dubai pour mettre a jour ce blog, et pour vous mettre a jour sur quelques evenements... Nous sommes donc bien partis aux Maldives en vacances, mais avons eu la joie d'apprendre juste avant de monter dans l'avion la liberation de nos 4 collegues d'Action Contre La Faim et de leurs 2 pilotes :-) quoi de mieux pour demarrer ses vacances,et sa lune de miel de surcroit? beaucoup de choses ont ete ecrites et dites depuis, je me contenterai de vous relayer ma joie et de leur souhaiter de maintenant tourner cette page aussi vite que possible, une page que personne ne devrait connaitre, surtout pas un humanitaire! 

Nous confirmons sinon que les Maldives en amoureux valent le detour, meme si l'aeroport de Male avait de troublantes similitudes avec celui de Kaboul (ceux qui connaissent compatiront)que la cote Kenyanne juste apres est un pendant ideal, et que malheureusement les 5 semaines de boulot qui se sont ecoulees entre l'ecriture de ce posting et le retour des vacances ont vite fait de tout ranger au placard!!!

Donc Ca y est apres les debriefs/briefs de circonstance entre Bruxelles et Londres, j'ai bien demarre mon nouveau travail de securite regionale pour Save The Children, et l'humanitaire etant le meme pour tous, j'ai eu la joie d'apprendre que soucis de recrutement aidant je n'heriterais pas des 11 pays qui m'avaient ete promis mais bel et bien des 22 pays d'Afrique ou Save The Children opere, en attendant de recruter mon collegue pour l'ouest et le centre de l'Afrique...heureusement que les contraintes budgetaires sont la pour reduire les voyages mais depuis le premier septembre j'ai deja eu l occasion de passer une semaine a Londres, puis une semaine au Caire, et mon planning sur les six prochains mois devrait me voir osciller entre le Kenya, le Sud Soudan, le Somaliland, le Congo, l'Ethiopie, et l'Afrique du Sud. Je commence aussi a travailler sur une visite de Zanzibar pour raison purement securitaire (on ne rigole pas) mais si celle ci aboutit, mon boulot aura valu le detour ;-) chaque chose en son temps...

Voila, direction la Syrie maintenant pour une petite semaine histoire d'assister au mariage de la frangine et remettre les compteurs a zero au passage puis ensuite....YALLAH!!!

Enfin, et comme j'ai pris l'habitude de le faire a la fin de chaque missive, je voudrais avoir une pensee pour les 3 collegues de Trayle toujours otages en Somalie...une fois ces derniers sortis nous tournerons cette page somalienne, mais en attendant que toutes nos pensees aillent vers une liberation rapide et la fin de cet enfer qui ne devient que trop banal :-(&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-726629044801447572?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/726629044801447572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=726629044801447572' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/726629044801447572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/726629044801447572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2009/09/la-fin-justifie.html' title='La fin justifie...'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-1408676468907059718</id><published>2009-08-09T10:18:00.001+02:00</published><updated>2009-08-09T10:29:39.757+02:00</updated><title type='text'>15 is the number</title><content type='html'>Salam a toutes et tous, eh oui 15 comme le jour de naissance du Mario et de sa famille proche, 15 comme un chiffre qui reviendra ci dessous, mais pour l’instant 15 comme le nombre de mois entre mon dernier vrai posting et celui ci….comme le veut la coutume commençons par rattraper le temps passé!

La Somalie donc disais je le 26 Mai 2008, dans laquelle je venais de me lancer, une expérience qui aura dure… 15 mois; un contexte sur lequel j’aurais passe le plus de temps  avec le Congo, mais de loin le contexte le plus crevant, le plus intense, le plus complique, et dont on ressort le moins indemne. 3 comme le nombre d’ONGS avec qui j aurai collabore. Save The Children pour 6 (3X2) mois, puis retour à Action Contre La Faim pour 6 mois (3X2 toujours), et pour finir Médecins Sans Frontières pour 3 mois. 3 comme le nombre de kidnappings de travailleurs humanitaires que j’aurais subi directement (gestion de la prise d’otages pour ACF) ou indirectement (conséquences du kidnapping des deux expatries de MSF, ainsi que celui de l’équipe ACF Kenya, des collègues de Trayle) 3X3= 9 travailleurs humanitaires toujours manquants a l’appel (7 expatries + 2 pilotes) 

3 Millions aussi, de personnes dans le besoin dans ce pays qui a cesse d’en être un depuis longtemps, et pour lesquels notre présence ne devrait être tout sauf questionnée tant la perfusion humanitaire est nécessaire… La Somalie une somme de contradictions, de paradoxes, de questionnements permanents, ou le cote sombre côtoie en permanence les impératifs humanitaires ; un contexte qui aura contribue a radicaliser toutes les forces en présence (ONGs comme miliciens) ou sans cesse nous sommes pousses a la limite. La limite du tolérable de l’acceptable du concevable, la limite de nos mandats de nos volontés, de nos moyens aussi…bref vous aurez compris (ou pas) pourquoi on ne sort pas indemne de la Somalie d’aujourd’hui. 

Et pourtant, ces considérations mises a part, une expérience d’une richesse inouïe une sorte de culmination de ces années terrain. Un contexte historique d’abord d’une complexité rare (je vous renvoie a mes postings de 2006 sur la région Somali du Kenya ou Trayle et moi étions bases) un contexte actuel qui amene la confusion des genres a un niveau inégalé (je vous renvoie a mes postings de 2007 sur l’Afghanistan, et un contexte sécuritaire qui a fait de l’accès aux bénéficiaires une chose quasi impossible pour nous autres expatries, et qui par conséquent a mis nos équipes nationales  sur la ligne de front (jeu de mots approprie) comme jamais ailleurs…

La sécurité donc, ce domaine de l’humanitaire  dans lequel j ai toujours été implique de par la culture opérationnelle des uns soucieux d’assurer celle de leurs équipes dans l exercice de leurs fonctions ; ou encore de par la volonté des autres de la développer, conscients du rôle grandissant de ce sujet dans notre monde post 11 septembre, ou nous ne pourrons jamais remercier suffisamment certains pour avoir retranscrit sur le terrain des concepts d’axe du mal et autres poncifs qui ont contribue au joyeux bordel militaro humanitaire, ainsi qu’a la radicalisation des genres dont je parlais ci dessus, et qui est devenue aujourd’hui un facteur malheureusement déterminant dans l’aide humanitaire que nous essayons de fournir aux populations victimes bien malgré elles de la « War On Terror »  

La sécurité un domaine ou les ONGs commencent a se donner les moyens pour contrer ladite confusion et pour s’adapter a l’évolution de notre métier devenu un des plus dangereux aujourd’hui (triste contradiction) une transition donc.

D’abord pour vous parler de mon prochain poste qui me voit retrouver Save The Children dans le rôle de spécialiste régional en sécurité pour le sud et l’est de l’Afrique. Un début de spécialisation avec un rôle de conseiller technique, un rôle moins opérationnel et plus abstrait que le travail dit terrain que j’aurais fait jusque la, mais un challenge des plus intéressants et une possibilité d’améliorer les problématiques d’accès qui auront marque mes deux dernières missions en Afghanistan et Somalie, mais surtout et tout simplement d’améliorer nos conditions d’intervention dans un métier devenu de plus en plus risque, et de plus en plus noyé dans des considérations politiques, considérations dans lesquelles il ne devrait jamais se trouver…   

Ensuite pour prendre un peu de recul par rapport a tout cet investissement émotionnel des 5 dernières années, et se concentrer sur ma vie privée…ou en sommes nous donc? Suite a notre installation a Nairobi en bonne et due forme, et notre découverte de la vie d’expatrie dans son sens le plus stéréotype et épicurien du terme, Trayle et moi nous sommes bien marie et en deux fois ; une en costume et tenue de soirée a Nairobi puis une les pieds dans l’eau de l’océan indien : un mariage comme nous le voulions et ou nous le voulions. Auront manque a l’appel une bonne partie de nos familles et amis pour des raisons logistiques et financières que vous pouvez imaginer, mais comme nous l’avons dit a tout le monde ce ne sera que partie remise ;-) Le temps maintenant de passer a la vitesse supérieure, a 3 donc et pour cela le besoin de vibrer différemment par rapport a nos vies professionnelles, d’ou (en partie) mon virage professionnel : poupons et landaus bientôt ? inshallah!

Pour l’instant temps de se reposer et quoi de mieux que de partir en lune de miel histoire de boucler la boucle comme j’aime tant le faire, donc Maldives here we come, suivi de la cote kenyane histoire de bien comparer les plages de l’océan indien, avant d écrire cette nouvelle page qui je l’espere sincèrement sera plus calme et moins passionnelle… reste a voir si cela sera possible dans cet humanitaire si prenant, si violent, et si nécessaire… 

Je voudrais terminer ce posting en le dédiant tout d’abord a mes 7 collègues d’ACF et aux 2 pilotes toujours détenus aujourd’hui en Somalie, en espérant leur libération au plus vite et la fin de cet enfer qui ne devrait jamais exister…en le dédiant ensuite a tous les staffs nationaux somaliens encore détenus,  et dont le sort malheureusement semble moins importer vu que personne ne semble disposer a en parler, et enfin a tous les humanitaires qui continuent de travailler sur la Somalie tant bien que mal avec des contraintes grandissantes, et qui s’efforcent de faire une différence dans des conditions qui ne méritent rien d autre que du respect…big up to all of you !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-1408676468907059718?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/1408676468907059718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=1408676468907059718' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/1408676468907059718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/1408676468907059718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2009/08/15-is-number.html' title='15 is the number'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-5447457601835058095</id><published>2009-04-26T06:09:00.002+02:00</published><updated>2009-04-26T06:13:12.206+02:00</updated><title type='text'>La derniere inititative d'Action Contre la Faim</title><content type='html'>En attendant ma prochaine missive, jetez un coup d oeil et signez la petition!


&lt;script type="text/javascript" src="http://cdn.widgetserver.com/syndication/subscriber/InsertWidget.js"&gt;&lt;/script&gt;&lt;script&gt;if (WIDGETBOX) WIDGETBOX.renderWidget('9a1875df-2467-46d3-80cf-3084fb11a655');&lt;/script&gt;&lt;noscript&gt;Get the &lt;a href="http://www.widgetbox.com/widget/no-hunger"&gt;No Hunger&lt;/a&gt; widget and many other &lt;a href="http://www.widgetbox.com/"&gt;great free widgets&lt;/a&gt; at &lt;a href="http://www.widgetbox.com"&gt;Widgetbox&lt;/a&gt;!&lt;/noscript&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-5447457601835058095?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/5447457601835058095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=5447457601835058095' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/5447457601835058095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/5447457601835058095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2009/04/if-widgetbox-widgetbox.html' title='La derniere inititative d&apos;Action Contre la Faim'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-293902781609043806</id><published>2008-08-15T09:04:00.001+02:00</published><updated>2008-08-15T09:07:07.200+02:00</updated><title type='text'>Reconnaissance des pairs</title><content type='html'>Ma cherie dans la presse specialisee...enjoy!

&lt;a href="http://sciencecareers.sciencemag.org/career_development/previous_issues/articles/2008_08_08/caredit_a0800120"&gt;http://sciencecareers.sciencemag.org/career_development/previous_issues/articles/2008_08_08/caredit_a0800120&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-293902781609043806?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/293902781609043806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=293902781609043806' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/293902781609043806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/293902781609043806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2008/08/reconnaissance-des-pairs.html' title='Reconnaissance des pairs'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-3269929020860134763</id><published>2008-07-18T11:46:00.003+02:00</published><updated>2008-07-22T13:00:50.332+02:00</updated><title type='text'>La Somalie pour les nuls</title><content type='html'>Salam tout le monde.

En attendant le prochain posting, voici deux excellents articles qui resument la Somalie parfaitement...et tristement!

Pour vous donner une idee du pays dans lequel on essaye  de travailler...

Le premier pour vous brosser un portrait assez general:

&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;a title="blocked::http://newsweek.washingtonpost.com/postglobal/needtoknow/2008/07/somalia_time_to_pay_attention.html" href="http://newsweek.washingtonpost.com/postglobal/needtoknow/2008/07/somalia_time_to_pay_attention.html"&gt;http://newsweek.washingtonpost.com/postglobal/needtoknow/2008/07/somalia&lt;/a&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
Le deuxieme pour faire un point sur l actualite qui nous concerne nous autres humanitaires:
&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:10;"  &gt;&lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/07/20/world/africa/20somalia.html?_r=2&amp;amp;hp&amp;amp;oref=slogin&amp;amp;oref=slogin"&gt;http://www.nytimes.com/2008/07/20/world/africa/20somalia.html?_r=2&amp;amp;hp&amp;amp;oref=slogin&amp;amp;oref=slogin&lt;/a&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;
&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-3269929020860134763?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/3269929020860134763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=3269929020860134763' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/3269929020860134763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/3269929020860134763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2008/07/chers-toutes-et-tous-en-attendant-le.html' title='La Somalie pour les nuls'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-1437195988733790695</id><published>2008-05-26T18:37:00.002+02:00</published><updated>2008-06-01T17:49:13.055+02:00</updated><title type='text'>Back to Africa</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Salam, Bonjour, Hello, Hola, Mbote, Jambo, Hayyeh j’en passe et des meilleures….a y est je mets enfin mon blog a jour, 7 mois et demi donc après le dernier vrai posting ou je vous narrais nos défis en Afghanistan du haut de la montagne en Hazerajat. Que de choses depuis donc allons y pas a pas! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Alors l’Afghanistan c’est fini depuis le 15 décembre, après un retour sur Kaboul, une dernière visite terrain (la deuxième ayant été annulée pour raisons sécuritaires) le tout sur fond de laborieuses distributions alimentaires a l’approche du rude hiver que connaît généralement ce pays. Fin de mon contrat et décision prise de ne pas le renouveler pour se diriger vers des vacances prolongées bien méritées et retrouver a terme des terres plus africaines qui m’auront étrangement manquées tout au long de l’année. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Vacances donc, americano-anglo-moyen orientales qui m’ont vu retrouver la cote est, la cote ouest, Londres ainsi que la Syrie mais aussi Dubaï avant de reprendre du service début Mars : mission exploratoire en République Démocratique du Congo, au Nord Kivu très exactement, pour Action Contre La Faim. Une zone aux besoins aussi gros que la sécurité y est pourrie et la volonté d’ACF d’y développer des activités m’auront mené à effectuer ce pèlerinage congolais qui revêtait une expérience toute particulière pour moi! Eh oui le Congo ma première mission, celle qui m’a donne envie de rester dans ce métier, qui m’appris bien plus de choses que ce que je peux réaliser ; un pays qui m’aura tant donne et pour lequel je ne demandais pas mieux que d’y apporter une nouvelle fois ma contribution. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Départ pour Goma donc début Mars avec un collègue et retour deux semaines plus tard avec la banane. Professionnellement notre mission aura abouti sur une ouverture de programmes ainsi que sur une levée conséquente de fonds pour qu’ACF se lance et commence a implémenter ses projets en attendant d’améliorer sa compréhension de cette zone et lancer des opérations plus conséquentes. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Personnellement que dire, le bonheur de retrouver ce pays, ses gens, d’en découvrir une nouvelle partie, une des plus belles et des plus troublées malheureusement. Le nombre d’anciennes connaissances qui n’ont soit jamais quitte le Congo soit revenues après quelques virées ailleurs est impressionnant. Une machine a remonter le temps des plus plaisantes, mais aucune nostalgie que du bonheur d’écrire un nouveau chapitre a la congolaise. J’ai eu du mal à partir, et quelque chose me dit qu’entre le Congo et moi ce n’est pas vraiment fini….wait and see!&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;J’aurai pu y rester vous me direz, d’autant plus qu’ACF m’a propose l’ouverture des programmes, suite logique d’une mission exploratoire réussie, mais il me tardait de prendre qques jours de vacances au Kenya après le nord Kivu avant de tourner la page et commencer mon nouveau travail…eh oui juste avant de partir pour Goma je m’étais engage avec une autre organisation, britannique d’origine celle la, Save The Children, pour devenir leur coordinateur sécurité pour la Somalie, poste base a Nairobi au Kenya &lt;/span&gt;&lt;span  lang="FR" style="font-family:Wingdings;"&gt;&lt;span style=""&gt;J&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Alors, changement de crémerie, et fin de l’expérience ACF. Un pas affectivement et émotionnellement des plus durs a franchir après presque 4 ans (je démarrais comme bénévole au siège de Londres le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; Juin 2004) au sein de cette organisation qui m’aura tout appris et m’aura permis de me lancer dans le grand bain au travers d’opportunités plus uniques les unes que les autres. Je vous laisse relire ce blog depuis le début si le cœur vous en dit, pour illustrer ce que je viens d’écrire. Il était temps d’aller voir un peu ailleurs pour diversifier mon expérience, découvrir une autre manière d’aborder l’humanitaire, mais aussi se doter de moyens différents (et pas forcement conséquents) pour mener a bien ses responsabilités. Enfin n’oublions pas des conditions de travail et de rémunération plus avantageuses qui jouent un rôle aussi, dans la mesure ou nous ne sommes pas des moines (toujours bien de le rappeler) mais bien des professionnels effectuant un travail (aussi vocationnel et désintéressé qu’il soit) avec des exigences, envies, et besoins individuels et matériels même. Coordinateur sécurité maintenant. La sécurité de nos équipes, expatries tout comme staff national, ainsi que celle de nos bénéficiaires&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;a toujours fait partie de mes prérogatives, je voulais donc tenter une expérience exclusive dans ce domaine et délaisser (temporairement?) la logistique afin de développer mon expertise en la matière et de voir si une telle spécialisation était a même de me plaire. Et quoi de mieux qu’un contexte comme la Somalie pour y faire- passez moi le choix des mots- mes premières armes? La encore pour plus de détail sur ce qui se passe dans ce pays je vous laisse compulser les rubriques monde de vos sources d’actualité, en attendant que je vous fasse part des mes impressions et opinions dans des postings futurs. La Somalie étant à ce jour trop dangereuse pour y concevoir une présence expatriée permanente, la majeure partie des opérations est menée a partir de Nairobi au Kenya. Bonne transition et coïncidence heureuse, vu que Trayle et moi avions élu cette ville notre capitale de cœur pour envisager une vie de couple au sens propre du terme et de passer a la vitesse supérieure. Eh oui Nairobi la station de jeune famille de référence en Afrique ou les facilites prénatales sont aussi bonnes et diverses que les structures d’éducation dignes de ce nom. Nairobi ou la proximité avec l’océan et ses dérives (pensez Zanzibar, la cote, les fruits de mer, et j’en passe et des meilleures) Bref, Nairobi ou nous pouvons concilier vie privée et vie professionnelle de la plus belle des manières sans faire de sacrifices trop drastiques ni dans un sens ni dans l’autre : le top quoi!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Oui vous avez bien lu, il va y avoir du changement pour notre couple. Trayle et moi avons décide de nous marier et de prévoir une progéniture dans les années a venir. Vous n’etes pas sans savoir que nous sommes fiances depuis décembre 2006, et nous attendions juste de nous retrouver sous des auspices plus favorables que Kaboul pour accueillir le plus grand nombre d’entre vous et fêter un événement pareil comme il se doit. Trayle et moi avons été sépares depuis fin janvier en raisons de missions d’urgence au Kenya (suite aux violences post électorales) et en RDC (suite a une épidémie de Cholera) qu’elle a accepte ; 5 mois plus ou moins vite écoules, et ma chérie me rejoindra courant juin a Nairobi pour que nous nous installions proprement, et planifions cet événement en conséquent. Trayle va travailler comme coordinateur en eau et assainissement pour Action Contre La faim toujours, sur leurs programmes au Kenya a partir de Juillet: une installation en bonne et due forme pour nous deux, statut couple a la clef, et maison séparée&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;avec chambre d’amis pour vous accueillir comme il se doit ;-)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Voila le décor est plante, je peux dire en toute confiance que nous serons officiellement installe a Nairobi a partir de Juillet, avec notre porte grand ouverte pour vous accueillir tous autant que vous etes (pas tous a la fois ceci dit…) et enfin rattraper ce putain de temps qui passe et qui passe et qui fait que nous avons tous pas mal de choses a se raconter….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Prochain posting sur mes premiers pas en somalie ainsi que sur nos nouvelles élucubrations avec Madame. Hasta la Vista et tout ce qui va avec!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-1437195988733790695?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/1437195988733790695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=1437195988733790695' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/1437195988733790695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/1437195988733790695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2008/05/back-to-africa.html' title='Back to Africa'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-8058926337973501641</id><published>2008-02-21T10:58:00.003+02:00</published><updated>2008-02-19T14:24:21.919+02:00</updated><title type='text'>Pour les yeux et les oreilles</title><content type='html'>Salut a tous,

En attendant la prochaine mise a jour (je sais je sais..) ci joint:

1) Un communique de presse paru sur le site d'Action Contre La Faim et signe ma cherie :-) on parle d'Afghanistan toujours et de problemes d'eau.

&lt;a href="http://www.actioncontrelafaim.org/presse/communiques/communique/article/1/leau-dans-la-province-de-ghor/"&gt;http://www.actioncontrelafaim.org/presse/communiques/communique/article/1/leau-dans-la-province-de-ghor/&lt;/a&gt;

2) Un peu d actualite avec une interview menee par le monde.fr avec la Chef de Mission d Action Contre La Faim au Kenya. L interview date du premier Fevrier mais c est assez interessant pour comprendre un peu ce qui s y passe.

&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-3212,32-1006191@51-993693,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/panorama/0,11-0@2-3212,32-1006191@51-993693,0.html&lt;/a&gt;

3) Enfin pour finir sur une touche plus legere un peu de (tragi)comique musical congolais qui vaut plus que le detour. Ah nostalgie...

&lt;a href="http://es.youtube.com/user/florentdelatullaye"&gt;http://es.youtube.com/user/florentdelatullaye&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://es.youtube.com/watch?v=q5NQl9ffyTE"&gt;http://es.youtube.com/watch?v=q5NQl9ffyTE&lt;/a&gt;

Enjoy!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-8058926337973501641?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/8058926337973501641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=8058926337973501641' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/8058926337973501641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/8058926337973501641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2008/02/un-peu-de-lecture.html' title='Pour les yeux et les oreilles'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-2891957421617583634</id><published>2007-10-13T09:00:00.000+02:00</published><updated>2007-10-12T16:44:01.942+02:00</updated><title type='text'>Un portrait (mo)rose de la situation?</title><content type='html'>Salam a tous,

6 mois plus tard je prends enfin le temps de mettre à jour ce blog décidément bien délaissé. Je vous écris en direct d’Hazerajat, en plein cœur d’Afghanistan, du sommet des montagnes, et où se trouve une de nos trois bases opérationnelles, à partir de laquelle nous menons des programmes de sécurité alimentaire et d’eau et assainissement. Ma deuxième visite terrain comme on dit. En tant que coordinateur logistique, une de mes fonctions est de se rendre régulièrement sur l’ensemble de nos bases pour s’assurer de la qualité du support logistique, coacher et former les logisticiens expatriés et nationaux, voire remettre les pendules à l’heure lorsque çà part en sucette. Une heure d’avion pour s’y rendre, 3 heures d’hélico, ou bien 3 jours bien crevants de 4X4 (ce que Bibi s’est farci à deux reprises aller et retour) Juste avant je rendais visite à notre base de Taywara qui tourne sans présence expatriée depuis Mai 2006 en raison de complications sécuritaires et de sa proximité avec le fief de nos amis Taleb. Heureusement que nous avons des projets à Kaboul pour se rappeler à la réalité du terrain. Eh oui pas simple la sécurité... Bonne transition pour vous parler de cette dernière qui n’a cessé de se dégrader depuis 2005, et qui n’a cessé de se dégrader depuis que les neiges ont fondu. Une seule expression me vient à l’esprit…la fête du slip!!! Kaboul reste notre base la plus risquée en raison de tout ce que vous pouvez voir et entendre dans les médias, et bien plus encore…la sécurité de la mission c non seulement de la gestion, mais c aussi être bloqué souvent à Kaboul pour assurer une évacuation si nécessaire, annuler des visites terrain, et modifier sans cesse nos plans pour s’adapter au contexte, réduire le risque au minimum, et tenter de demeurer imprévisibles. Eh bien en deux mots, j’ai bougé une première fois en Juillet (une visite), une deuxième fois en Octobre (deux visites), et je planifie deux visites avant l’hiver en novembre, si la sécurité le permettra bien entendu…

Mais pourquoi tout cette insistance sur le sacro saint terrain ? eh bien tout simplement car cette année est ma première en tant que coordinateur, poste basé en capitale, qui a pour fonction de superviser ceux qui mettent en place les projets, ainsi que de gérer les interactions multiples (et souvent fastidieuses) avec le siège. En dehors de la sécurité du coaching et du contrôle dont je parlais au dessus, à moi la définition des besoins logistiques auprès des bailleurs de fonds et du siège (pour avoir des sous et du joli matos), et à moi la gestion de nos moyens existants à l’échelle du pays. Je suis donc responsable des parcs automobile informatique et équipement, du bon fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement de nos bases et programmes, sans compter le monitoring des mouvements à l’intérieur du pays, j’en passe et des meilleures. Bref vous l’aurez compris moins de contact avec les bénéficiaires mais un travail de manager tout aussi important, donnant les moyens à la mission de tourner sans accrocs, en collaboration avec les coordinateurs programme, l’administrateur (trice), et le chef de mission : l’équipe de coordination. Cette dernière est en contact avec le siège par le biais de référents techniques qui nous épaulent chacun dans son domaine, des services achats, IT, et maintenance qui nous permettent de pallier à ce que nous ne pouvons trouver ou faire sur place, et enfin par le biais du desk officer et de son équipe, sorte de GO de la mission en contact avec les sièges des bailleurs de fond, et en charge de faire valoir nos soucis et intérêts auprès de la direction des opération qui gère l’ensemble des missions d’Action Contre La Faim. Et c’est tout ? Eh bien non, j’oublie la direction technique en charge de la recherche qui vient souvent nous rendre visite pour faire avancer leur schmilblick, la direction de la communication qui s’occupe des médias mailings et autres communiqués auquel vous avez accès en Occident, la direction Financière qui nous donne les sous, et last but not least, la direction des ressources humaines qui nous fournit en expatriés, denrée si rare pour des destinations comme l’Afghanistan.

Le mal profond qui nous ronge, celui de ne pas trouver de volontaires pour l’Afghanistan. La faute aux médias nous dit on et à l’image partielle véhiculée d’un pays violent et dangereux. Certes, mais pourquoi s’arrêter là? Pourquoi ne pas montrer les progrès accomplis depuis la chute des talibans en 2001? Oui la situation reste insurrectionnelle, le gouvernement contrôle moins de la moitié du pays, et il faudrait être naïf pour ne pas considérer ce pays comme un pays en guerre, mais quid de la reconstruction, des systèmes de santé et d’éducation qui se remettent progressivement sur pied, et des progrès constitutionnels achevés depuis bientôt 6 ans. Cela me rappelle la couverture médiatique des pays arabes, ou encore trop souvent on filme des reporters avec des terrains vagues ou des déserts pour background, pour entretenir l’image du bédouin qui peine à évoluer…sans commentaires!

Un mal en entraîne un autre, celui qui impose la doctrine du mieux vaut être mal accompagné que seul…oui les mots sont dans l’ordre vous avez bien lu. Les clowns ne manquent pas dans ce pays au niveau des expatriés, entre ceux qui viennent sauver le pays ou encore évangéliser les sauvages. Nous avons eu en Avril l’illustration parfaite avec les deux Français de Terre d’Enfance kidnappés à Nimroz, une zone ou il faudrait être sacrément débile pour y mettre les pieds, puis l’autre exemple plus récent et plus édifiant des 23 sud coréens venus évangéliser les barbus et kidnappés sur l’axe routier le plus dangereux d’Afghanistan. La encore la faute à qui? A ceux qui les envoient pardi, ces petites organisations ou ces congrégations qui devraient être traînées en justice pour des actes pareils. Mais cette doctrine s’applique aussi en interne à nos organisations plus sérieuses qui peinent à trouver des volontaires pour animer nos projets. Chapeau aux clowns encore une fois mais à ceux qui passent au travers des mailles du filet ; une situation aussi exaspérante que je préfère en rester là !

Le dernier mal? Celui de l’argent malheureusement et de la politique de ceux qui le dispensent, à savoir la communauté internationale. Depuis deux ans maintenant l’orientation générale va vers le financement direct du gouvernement et des structures humanitaro militaires, censées savoir mieux que tout le monde comment adresser les problèmes dont nous les ONGs avons fait notre métier. Pour ce qui est du gouvernement, cette optique est à mon sens la bonne, à condition que la bonne gouvernance soit prouvée, ce qui hélas n’est pas encore le cas dans ce pays rongé par la corruption. Pour ce qui est de l’aberration que constituent nos amis du treillis en charge d’assister la population, difficile de trouver les mots tant cette association compromet notre neutralité et nous met, nous ONGs, sous la bannière de ceux qui prennent parti dans un conflit ou notre seul but est d’assister les personnes vulnérables. Que nous restent il alors de tous ces milliards investis dans la reconstruction de l’Afghanistan? Quelques miettes qui nous forcent depuis bientôt deux ans à réduire nos activités, alors que les besoins restent toujours aussi importants.
Voila les amis pourquoi une mission comme l’Afghanistan est dite difficile. Car nous devons nous battre contre tous ces maux afin de continuer notre travail auprès de populations encore loin d’être tirées d’affaire. Et votre serviteur là dedans? Eh bien on garde la foi, surtout lors de ces visites terrain dont je vous parlais au début, lorsque nous rentrons en contact avec nos bénéficiaires et surtout avec ceux qui ne peuvent l’être faute de toutes ces limitations. L’Afghanistan a encore besoin des ONGs et n’à surtout pas besoin de tous ces clowns que nous croisons, et de cette confusion des genres que les bidasses nous imposent. Que faire? Prendre notre mal en patience et attendre que la communauté internationale change de tactique, et nous redonne les moyens d’agir à force de lobbying, de dénonciation, et de détermination…inch allah!

Je voudrais terminer cette missive par une petite dédicace à mon camarade Irfan travaillant pour le Comité International de la Croix Rouge et qui a été fait prisonnier par une bande de criminels voulant le revendre aux talibans, alors que ce dernier rentrait d’une des zones les plus dangereuses du pays où il négociait la libération du dernier otage allemand qui a fait la une de vos journaux il y a quelques jours. Irfan a participé aussi à la libération des otages sud coréens dont la presse a fait les choux gras aussi. Fort heureusement pour lui, l’histoire s’est bien terminée et il a été relâché ainsi que ses 4 compagnons kidnappés avec lui. Irfan est en vacances là et reviendra bientôt continuer son travail. Une petite pensée pour ceux qui comme lui qui risquent leur vie tous les jours pour les autres dans ce pays, mais aussi dans toutes ces destinations troublées où nous tentons tant bien que mal de faire une différence…big up to all :-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-2891957421617583634?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/2891957421617583634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=2891957421617583634' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/2891957421617583634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/2891957421617583634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2007/10/un-portrait-morose-de-la-situation.html' title='Un portrait (mo)rose de la situation?'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-1543368059714006155</id><published>2007-10-11T15:49:00.000+02:00</published><updated>2007-10-11T15:56:16.415+02:00</updated><title type='text'>News du Myanmar</title><content type='html'>Salut a tous,

Pour vous faire patienter encore un peu avant mon prochain posting et pour ceux que ca interesse, voici un témoignage de ce qui se passe au Myanmar, vu de l'intérieur. L'auteur est une humanitaire, compagne d'un collègue ici en Afgha. Ca se passe de commentaires...hasta la proxima amigos y amigas, et une grosse pensée à tous ceux qui bossent vivent et essayent de changer la donne de par la bas!

Sun, 30 Sep 2007 14:29:17 +0200

bonjour a tousdesole pour ce message qui arrive un peu tard..qques explications de ce que la plupart d'entre vous avez probablement vu a la téloche ou ds les journaux.la Birmanie, d'habitude qualifiée de pays endormi ou il ne se passe rien, s'est subitement réveillée en août. Suite a une augmentation des prix du carburant. Premières manifs de moines, et petit a petit leur nombre a grossi, et ils ont ete rejoints par des civils. Resultat, a yangon la semaine passee, 100.000 manifestants.il faut savoir que les dernières manifs remontent a 1988 et se sont soldées dans un bain de sang. C'est un peu ce qu'on craint cette semaine, car on ne sait pas encore comment le gouvernement va réagir. En fin de semaine, premiers signes de répression : 13 morts et bcp d'arrestations. Au passage, un journaliste japonais s est fait descendre. Est ce que les manifs vont s'arrêter suite a ces premiers morts? Aucune réponse à ce jourAu fin fond de la Birmanie, de fait épargnée par ces manifestations, les gens sont tellement oppresses par l'armée que personne n'ose manifester. (une personne a manifeste et s'est faite arrêtée... au bout de 200 mètres...), donc pas de risque pour notre sécurité - en tout cas aucune montée de violence dans les environs.
par contre, si la situation se dégrade encore plus, il nous faudra peut être quitter le pays. (l'aéroport a été ferme, ce qui est mauvais signe, et la ville par laquelle nous passons pour rejoindre la capitale en prenant un vol intérieur a eu des manifestations assez violentes). Evidemment personne ne se réjouit de fermer les programmes et partir, mais c'est une option que nous devons aujourd'hui envisager. je pense que la situation va se calmer et que (malheureusement) la routine va reprendre pour la population. Je suis un peu pessimiste, je ne crois pas trop a une revolution.depuis cette semaine nous avons une ligne internet sécurisée, ce qui me permet de vous ecrire tout ca.tres grosses bises, je vous réécris bientot&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-1543368059714006155?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/1543368059714006155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=1543368059714006155' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/1543368059714006155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/1543368059714006155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2007/10/en-direct-du-myanmar.html' title='News du Myanmar'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-3593511627072904162</id><published>2007-09-27T08:11:00.000+02:00</published><updated>2007-09-27T08:23:56.371+02:00</updated><title type='text'>Une BD sur l'Afgha une</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_GMP4L2UUfdw/RvtKAplt_SI/AAAAAAAAAAs/VzrHfQRnjLI/s1600-h/flyer.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114763176833842466" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_GMP4L2UUfdw/RvtKAplt_SI/AAAAAAAAAAs/VzrHfQRnjLI/s320/flyer.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_GMP4L2UUfdw/RvtKAplt_SI/AAAAAAAAAAs/VzrHfQRnjLI/s1600-h/flyer.jpg"&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;




&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_GMP4L2UUfdw/RvtKAplt_SI/AAAAAAAAAAs/VzrHfQRnjLI/s1600-h/flyer.jpg"&gt;&lt;/a&gt;






Salut a tous,


En attendant mon arlésienne d'update de blog qui apparaitra 6 mois après le dernier (je pense pouvoir m'avancer cette fois ci) j'en profite pour faire un peu de pub à Nicolas Wild rentré il y a qque mois d'Afgha et qui publie sa BD. Allez nombreux, et achetez tout autant à mon avis ca vaut le détour! A bientôt :-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-3593511627072904162?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/3593511627072904162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=3593511627072904162' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/3593511627072904162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/3593511627072904162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2007/09/une-bd-sur-lafgha-une.html' title='Une BD sur l&apos;Afgha une'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_GMP4L2UUfdw/RvtKAplt_SI/AAAAAAAAAAs/VzrHfQRnjLI/s72-c/flyer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-2215957020278426766</id><published>2007-08-07T15:02:00.000+02:00</published><updated>2007-08-07T15:29:09.673+02:00</updated><title type='text'>En attendant Godot</title><content type='html'>Allez dernier posting le 13 Avril et depuis des promesses des promesses....bon en attendant de rattraper (bientôt) 4 mois de silence voici un reportage de TF1 sur la mission d'ACF au Kenya, la ou nous étions avec Trayle l'année dernière pour bosser sur la grande sécheresse de 2006 comme ces messieurs dames la présentent. Mention spéciale au réservoir d'eau à la fin, construit par ma chérie dans le cadre de son programe d'eau et assainissement :-)

Sinon pour info, ce reportage a été tourné dans le cadre de la commémoration du massacre de Muttur ou 17 de nos staffs ont été sauvagement assassinés l'année dernière au Sri Lanka. Une pensée pour eux et pour tous les collègues qui bossent dans ces zones si tendues. Pleins de bonnes choses à tous!

&lt;a href="http://tf1.lci.fr/infos/media/monde/0,,3514402,00-mission-action-contre-faim-kenya-.html"&gt;http://tf1.lci.fr/infos/media/monde/0,,3514402,00-mission-action-contre-faim-kenya-.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-2215957020278426766?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/2215957020278426766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=2215957020278426766' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/2215957020278426766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/2215957020278426766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2007/08/en-attendant-godot.html' title='En attendant Godot'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-5269763298342220266</id><published>2007-04-13T11:40:00.000+02:00</published><updated>2007-06-28T05:58:43.066+02:00</updated><title type='text'>Kabul le jour, Kabul la nuit</title><content type='html'>Salut a tous, j’écris ces quelques lignes en ce vendredi 13 assis sur les canapés de l’Atmosphère, un club français ou se trouve une piscine, un bar, et un resto ou je conseille les steaks sauce roquefort juste après un carpaccio des familles, sans oublier le fondant au chocolat aux pépins de grenade, le tout rincé par un vin de pays pas piqué des vers….je suis où ? Mais a Kaboul pardi ! Début de réponse aux questions que beaucoup se posent et que je reçois régulièrement, la vie a Kaboul ? Pas trop dangereux ? Pas trop contraignant ? Sachez tout d’abord que nous sommes dans une république islamiste, et que comme pour tous les régimes religieux identiques (Iran, Pakistan…) en capitale et dans les grandes villes, cohabitent deux mondes en permanence, celui des expats, des binationaux, des pistonnés, des hauts dignitaires, et de certains locaux aventureux avec celui des afghans moyens bien moins doré, bien plus exposé, et surtout bien plus dangereux en ces années afghanes marquées par une détérioration assez hallucinante de la sécurité. Plus c religieux, plus c hypocrite en deux mots (rien de nouveau ceci dit) vu que les autorités ferment un œil qui souvent lorgne sur le portefeuille et autres bakchichs sur fond de flou juridique, de zones grises, et de démagogie populiste qui provoque de temps en temps des descentes type prohibition le côté Hollywood en moins.

Quand on est expat, il y en a donc pour tous les portefeuilles, et presque pour tous les goûts. Que tout le monde se rassure donc nous ne manquons de rien (surtout pas de bonne bouffe et d’alcool) le tout dans des ambiances aussi sécurisées que possible. Cela devient plus compliqué quand nous voulons découvrir l’autre monde, le vrai, celui es afghans quoi. Bienvenue dans le monde de la sécurité tendue (dont bibi est le moniteur de par sa position de coordinateur logistique, le garant étant le chef de mission) ou se côtoient interdictions (essentiellement) prise de risques contrôlées (ou pas) et assessments en tout genre a chaque fois que nous sortons du périmètre validé. Pas le droit de marcher en dehors d’un petit rectangle, pas le droit de conduire, déplacements presque toujours accompagnés d’un staff national. Etre en retrait en permanence, ici point de visibilité ONG, tout le contraire en fait avec une politique low profile pour se fondre un maximum dans la masse. La barrière culturelle aussi est de taille, au vu des règles concernant les femmes déjà, mais aussi au vu d’un islam qui reste assez difficile à percer, entre politesse vis-à-vis d’expatriés, zèle propre, et désillusion face à un occident qui une fois de plus ne présente que sa face la plus mercantile et la moins idéologique, détournée et dénaturée régulièrement par ignorance, colère, et autre manipulations barbues.

Donc voila passé les salamaleks de circonstance, les quelques outings aux restos populaires avec le staff, et les tasses de thé échangées au bureau, que reste t il ? Les expatrié(e)s, ma plus grande déception depuis mon arrivée en terre afghane. Les fidèles lecteurs de ce blog m’ont souvent vu faire l’apologie de ces cercles d’amis et de compagnons d’arme, dont la richesse n’a d’égal que la force et la sincérité. Quid de kabul? Tout le contraire malheureusement L Premier choc, l’expérience et l’âge moyen. Je m’attendais en arrivant dans un contexte aussi chevronné que l’Afghanistan à rencontrer des gens à l’expérience certaine, qui auraient roulé leur bosse dans d’autres destinations pour le moins costaudes, et d’un certain âge (sous entendu d’une certaine maturité) Que nenni! Avec une moyenne d’âge de 25 ans et un discours conséquent, le niveau ne vole décidément pas très haut. S’ajoute à çà une candeur impressionnante sur fond d’admiration pour « ce peuple de résistants et ce pays magnifique » faisant fi de toute réalité et/ou barrière sociale, historique, sécuritaire, et culturelle. L’humanitaire a toujours partiellement été un foyer pour personne en fuite de quelque chose, à la recherche d’une autre soit, mais un vivier pour jeunes en devenir qui se cherchent et qui font leur Erasmus en Afghanistan, j’avoue rester un peu perplexe.

Autre choc, le communautarisme qui règne dans le milieu expatrié et surtout le milieu français. Si se retrouver entre compatriotes a toujours été un bonheur pimenté d’une bonne bouteille, d’une terrine maison, ou autres prétextes consistant à faire l’apologie de notre mode de vie à la gauloise, de rigoler d’un chauvinisme que nous rejetons à moitié (et de pourrir les rosbifs au rugby bien sûr) ici c’est plutôt le ghetto linguistique et culturel. La richesse de mon expérience humanitaire est toujours passée par ce mélange de nationalités que je n’ai pas besoin de détailler, et quelle déception de retomber dans un univers aussi monochrome! Ressortent les vieux clichés désagréables, les préjugés à la limite de l’intolérance (et de la connerie bien sûr) et le pire? Les autres nationalités en font de même…mais à qui jeter cette maudite pierre ?

Bien entendu la résistance s’organise, minée par les fins de mission des valeureux résistants, mais la lutte continue. En fin de compte, est ce bien un mal? Le petit groupe de résistants a un avantage indéniable, celui de nous dégager pas mal de temps libre à exploiter de biens différentes manières, mais ce sera l’objet d’une prochain posting.

Un vocabulaire militaire de circonstance depuis quelques lignes, pourquoi? Parce que nous sommes dans un pays en guerre active (nouveauté pour moi) et que par conséquent je découvre une nouvelle composante au paysage ONG, nos amis les militaires en campagne, chargés de faire la guerre mais aussi de gagner les « hearts and minds » formule tristement commune aux Einsteins en chars d’assaut. Le nom des troupes étrangères en Afghanistan, l’ISAF (International Security and Assistance Forces) résume la confusion dont nous faisons les frais en tant qu’ONG. Pour le I le S et le F pas de soucis, mais l’intrus reste quand même l’assistance apanage des humanitaires non? Et oui en deux mots les militaires ont décidés de nous « faire de la concurrence »…et çà donne quoi ? Un bordel digne de ce nom aussi dangereux pour la qualité de l’aide humanitaire que pour notre propre sécurité, merci les miloufs. L’aversion pour l’uniforme que j’ai toujours éprouvé résulte de motivations plus complexes aujourd’hui, mais elle n’en demeure pas moins une réalité en ce qui me concerne. Mais encore? Suite au prochain épisode pour vous garder dans l’expectative…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-5269763298342220266?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/5269763298342220266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=5269763298342220266' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/5269763298342220266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/5269763298342220266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2007/04/kabul-le-jour-kabul-la-nuit.html' title='Kabul le jour, Kabul la nuit'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-3319847962016673269</id><published>2007-04-07T13:36:00.000+02:00</published><updated>2007-04-07T13:46:56.503+02:00</updated><title type='text'>Chtit'interview</title><content type='html'>Salam a tous,

Suite au kidnapping de deux humanitaires français, et en attendant la suite des festivités que nous promet malheureusement l'afghanistan, veuillez trouver ci joint une mini interview de vore serviteur avec le monde.fr. Merci Marion ;-)

&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-892470@51-799721,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-892470@51-799721,0.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-3319847962016673269?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/3319847962016673269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=3319847962016673269' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/3319847962016673269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/3319847962016673269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2007/04/chtitinterview.html' title='Chtit&apos;interview'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-6329769020720106505</id><published>2007-03-12T08:18:00.000+02:00</published><updated>2007-03-18T09:15:07.331+02:00</updated><title type='text'>Et c'est reparti Afghan Style</title><content type='html'>Salam aleikoum,
Dernière dépêche le 12 novembre du Kenya, nouvelle missive le 12 Mars, 4 mois plus tard…..d’Afghanistan! Suis tranquillement dans mon lit à Kaboul en train de redonner vie à ce blog, trop négligé après mes péripéties à la frontière somalienne, et surtout en train de rétablir le contact avec la terre après une année 2006 chaotique et silencieuse à souhait dont je commence tout juste à me remettre. Alors par où commencer ? eh bien sachez que Trayle et moi sommes toujours ensemble et que nous nous sommes fiancés le 3 décembre à Nairobi. Cela s’est fait un dimanche matin au marché Masaï où le vendeur d’anneaux en argent nous en a mis deux aux doigts, avec pour témoins tous les commerçants entourant son tapis. Des fiançailles qui ont fait suite à la proposition en bonne et due forme faite (et acceptée) sur une plage de sable blanc de l’océan indien 6 mois plus tôt. Une manière fort charmante d’officialiser la plus agréable des situations qui nous a vu traverser pas mal d’épisodes et de destinations à deux, avec la manière. Nous ne parlerons pas de mariage pour l’instant, même si plusieurs idées nous trottent dans la tête : on vous tient au courant! Notre mission au Kenya s'est donc terminée le 19 décembre très précisément et nous avons pris un peu moins de 3 semaines de repos entre Paris et Londres le tout entrecoupé de préparations et briefes en tous genres avant de rejoindre ce pays qui en 1979 a vu naître Action Contre La Faim, et qui jusqu’aujourd’hui reste un destination emblématique de l’humanitaire, où son passé, présent, et futur s’y concentrent avec une densité telle qu’il est difficile de ne pas être en questionnement permanent sur ce que nous voyons et vivons ici. Point de bordel dans la tête du Mario mais tout s’entrechoque et part dans tous les sens à vitesse grand V. Comment vous l’expliquer et vous donner une idée de ce pays? Essayons de l’aborder par le biais de la chronologie, meilleur fil directeur à mon sens pour vous emmener là où je me trouve en ce moment. A l’évocation du passé de l’Afghanistan que vous vient il à l’esprit? l’invasion russe, les moudjahiddines, la guerre civile, Massoud, Ben Laden, les talibans, la coalition, le pavot et j’en passe et des meilleures. Les conflits internes et externes qui durent depuis trop longtemps qui ont mis le pays à genoux, qui ont traumatisé pour des générations, qui ont réduit tout espoir d’avenir ou simplement de projets pour le futur à des idées lointaines qu’on ne peut (et parfois veut) pas comprendre. Les parallèles avec le Congo affluent non pas sur le type de conflit ou sa durée, mais bien sur l’horreur qu’il a engendré et sur les conséquences dévastatrices qu’il a eu sur la population…De nôtre côté ONG, eh bien l’Afghanistan reste le laboratoire humanitaire où se sont développés (pour ne pas dire nés) protocoles, procédures, et autres méthodologies qui font aujourd’hui la force d’organisations comme Action Contre La Faim. Une mission enveloppée d’une attention toute particulière par notre siège de Paris (dont bon nombre de ses employés sont passés par là) qui sans vouloir l’admettre lui passe ses caprices tout en exigeant d’elle ce qu’elle peine parfois à fournir, tel une personne qui s’est sorti d’une relation amoureuse, mais qui continue à voir en celle dont il s’est séparé un futur commun aussi mélancolique qu’improbable, alors que cette dernière a grandi, évolué, changé, pour le meilleur et pour le pire. Le présent maintenant, résumé à mes yeux par cet énorme poster de Massoud visible dès que nous sortons du parking de l’aéroport et que nous commençons notre trajet vers la ville. Les afghans à l’image de ce dernier sont un peuple de guerriers pour qui l’honneur passe avant le dialogue, et pour qui les armes restent malheureusement les lettres les plus communes d’un alphabet dont personne ne semble se lasser quoiqu’en disent les médias et les autres...Massoud rime avec la France bien sur qui a investi en ce pays officiellement ou pas un nombre de ressources financières humaines et militaires que nous ne comptons plus. Mon ami Massoud disait notre philosophe du Point, grand résistant dont la réputation n’est plus à faire, mais qui n’hésita pas à bombarder Kaboul au gré des alliances avec certains chefs de guerre et autres parlementaires de la kalachnikov…demandez au Hazaras ce qu’ils en pensent disait un ami, mais bon pas envie de lancer un énième débat sur la question, aussi futile qu’ancienne…cet énorme poster donc pour rappeler à la France ce qu’elle aime, comme une forme d’autorisation de prélèvement automatique? On en est à se poser la question lorsqu’on voit le nombre de français à Kaboul et le nombre de représentations officielles, ONGs, et autres entreprises cocorico. Le label Afghanistan fait fureur côté tricolore, ainsi nous rencontrons les collègues d’Afghanistan libre, ceux d’Afghanistan demain, nous voyons les pancartes d’Afghanistan Bretagne (énorme çà), les projets d’Amitié franco Afghane…difficile de ne pas sourire! Alors ce poster ? tour de marketing, ou véritable identité qu’on s’efforce de bâtir en sus des luttes de clans, des trafics d’intérêts, sans oublier ceux du pavot? Je ne pense pas trouver la réponse à cette question, mais je reste aussi enchanté que fasciné par ce pays où tant de sentiments s’entremêlent. Et le futur alors? La grande inconnue en cette année annoncée comme charnière (tout comme l’année dernière ceci dit…) à tous les niveaux. Celui de la société déjà où tradition, religion, et autres assimilations culturelles se perdent au profit des futilités de la société de consommation. Mais comment reprocher aux afghans de profiter de notre paradis occidental de la consommation, cet exutoire à un présent bien terne que l’on préfère oublier au rythme des sonneries sophistiquées des portables, et au vrombissement des gros 4X4 importés? Au niveau politique aussi où la corruption a complètement rongé une administration incapable de tenir ses promesses d’un lendemain d’élection où Karzaï promettait un minimum syndical jamais matérialisé. Au niveau économique aussi où l’on s’acharne à détruire cette fleur de pavot souvent seul symbole d’une rentrée d’argent qui passe avant tout principe pour des gens dont la misère n’a d’égal que l’absence d’alternatives. Et au niveau militaire, où les tristement célèbres talebans qui exploitent cette nature (souvent) morte pour retrouver l’époque où comme le disait une affiche européenne de 2001, 100% des femmes étaient portées disparues, le tout bien entendu sur fond d’intérêts stratégiques du voisin pakistanais, et du one and only Uncle Sam acharné à vouloir triompher du mal, pour éclipser le rock’n’roll irakien, et autres aventures républicaines que vous connaissez mieux que moi… Le futur de nos ONGs enfin ? je me rends compte avec tout l’enthousiasme et l’intérêt qui en découle que nous écrivons ici même le nouvel ordre humanitaire post 11 septembre, avec la mort progressive dans leur forme actuelle de la neutralité et bon nombre de nos principes de fonctionnement, remplacées par une nouvelle donne sur fond d’intervention humanitaire/militaire de nos amis en treillis, de guerre des religions voire des civilisations (que ces lieux communs sonnent faux) avec toute la confusion type axe du bien versus axe du mal qui peut en découler Voila je pense avoir planté le décor, et je m’arrête là pour cette fois. La prochaine missive racontera notre quotidien kabouli aussi bien au travail qu’en dehors, sans oublier nos amis militaires qui pimentent à leur façon un quotidien déjà assez chargé. Je voudrais terminer ces lignes, en adressant une pensée aussi forte que sincère à tous les amis et collègues actuellement au Darfour. Pas besoin de revenir sur l’actualité ni sur le contexte de cette intervention, mais sachez que les agressions physiques et sexuelles dont font l’objet les populations et les ONGs de cette zone ont dépassé toutes les limites de l’acceptable. Je pense tout particulièrement aux équipes ACF et autres, qui en ont fait les frais récemment, et qui continuent malgré tout d’assurer l’acheminement de l’aide. Big up a vous amigos, on vous soutient par la pensée à défaut de mieux&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-6329769020720106505?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/6329769020720106505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=6329769020720106505' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/6329769020720106505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/6329769020720106505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2007/03/et-cest-reparti-afghan-style_12.html' title='Et c&apos;est reparti Afghan Style'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-6995641631275985035</id><published>2007-03-11T09:03:00.000+02:00</published><updated>2007-03-11T09:17:32.390+02:00</updated><title type='text'>Si jamais vous avez le temps, la motiv, l'envie...</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_GMP4L2UUfdw/RfOsyxnSisI/AAAAAAAAAAc/41qvtPUDuxE/s1600-h/Invit2.recto.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5040562396269284034" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_GMP4L2UUfdw/RfOsyxnSisI/AAAAAAAAAAc/41qvtPUDuxE/s400/Invit2.recto.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-6995641631275985035?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/6995641631275985035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=6995641631275985035' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/6995641631275985035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/6995641631275985035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2007/03/si-jamais-vous-avez-le-temps-la-motiv.html' title='Si jamais vous avez le temps, la motiv, l&apos;envie...'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_GMP4L2UUfdw/RfOsyxnSisI/AAAAAAAAAAc/41qvtPUDuxE/s72-c/Invit2.recto.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-116333690126979035</id><published>2006-11-12T15:05:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:32.335+02:00</updated><title type='text'>9 mois donc depuis la derniere</title><content type='html'>Depuis le temps,

Bizarre de reprendre son clavier pour autre chose que le boulot après tout ce temps. Me souviens de la derniere fois que je mettais a jour mon blog c etait fin fevrier aux Etats Unis d’ou je vous parlais de notre nouvelle mission au Kenya ma cherie et moi, et du fait que je ne pensais pas pouvoir tenir a jour mon blog comme au bon vieux temps congolais. Je ne croyais pas si bien dire, car un blog déclassé passe encore, mais quand je vois des mails qui datent d avril dans ma boite aux lettres, je vois bien que c est parti en sucette quelque part…me voilà donc 9 mois plus tard en ce dimanche matin reprenant ce rituel qui m etait plus important que je ne voulais finalement bien l’admettre: garder contact avec l’exterieur, avec la famille et les amis, et me rappeler ce qui me definit en dehors de cette bulle humanitaire si belle et si dangereuse a la fois.

Nous voilà partis donc pour le Kenya il y a 9 mois de cela pour intervenir sur la secheresse qui sevit sur la corne de l’Afrique entre l’Ethiopie, le Kenya, et la Somalie. Et nous voilà Trayle et moi a Mandera petite ville idealement placee a la frontiere de ces trois pays. Officiellement le Kenya, en realite? Bienvenue en territoire somalien, un semblant de securite en plus. Nous sommes donc en region Somali, qui se confond avec une partie de cette corne d’Afrique, au mepris des frontieres et des regimes en place. Au detriment de ces derniers aussi vu qu’il y a bien lurette qu on a relegue ces kenyans somali (comme ils aiment a se prenommer) aux oubliettes. Du mal a croire que nous sommes au Kenya un de pays les plus developpes de ce continent, et plateforme principale du ballet humanitaire en Afrique. Qu’ils soient ethiopiens, kenyans, ou somaliens ils ont tous en commun ce passe et/ou present de persecution et ce statut d’oublies qu’il sont su retourner a leur avantage pour se muer en une ethnie des plus fermees des plus fascinantes et des plus efficaces.

Rien n’est impossible pour un somalien, ni hors de prix. Transporter de l’argent en contree dangereuse? Donnez lui vos millions a Nairobi, vous les recuperez une heure plus tard au fin fond de la Somalie pour une commission modique. Le sac de ciment vous coute 900 Shillings a Nairobi et le transport n est pas garanti en raison de la saison de spluies? Achetez le meme sac a 800 Shillings a un somalien, livre en temps et en heure ou vous voulez. La liste est interminable, et cela explique comment la Somalie sans gouvernement depuis 1991 vit et evolue comme si de rien n’etait…le capitalisme parfait que l’oncle Sam (qui a pourtant installe une usine Coca a Mogadiscio) s’acharne a vouloir detruire depuis pas mal de temps. Cote securite bienvenue au pays des armes et des interets claniques, Kenya, Ethiopie ou pas….c’est simple le parrain n’est pas italien mais bel et bien somalien. Peut etre l’heritage d une colonisation italienne qui n’a jamais pu rien laisser d’autre (ah si les vieux camions Fiat qui roulent toujours et encore) Bienvenue chez les Corleone version Islam, strict mais tolerant. Certains papas en soutane pourraient en prendre de la graine ca ferait drolement avancer le schmilblik mais bon ne nous egarons pas….

Voilà donc notre realite ma cherie et moi dpeuis 9 mois. Code vestimentaire et coportement public tout aussi timore. Les 5 prieres quotidiennes donnent le rythme. La melodie c est plutot la pression et le souci de ne pas froisser l’equilibre clanique qui se base sur une sanglante loi du tallion. On souffle? oui quand le Khat arrive en ville, cette fameuse machouille amere a l‘effet abrutissant. Ben oui apres tout faut bien quelque chose, vu que l’alcool est interdit. Pas evident donc comme quotidien mais non seulement on s’y fait, on y prend meme gout car ce dont un somalien est capable…mais qu’est ce qu on fait donc la ? ben de l’humanitaire pardi, parce que oui j ai oublie un detail si certains trouvent leur compte dans ce systeme, les populations somaliennes vivent dans l’oubli et on a oublie que la nutrition, l’eau et l’assainissement, l’education a la sante, et les soins de sante primaire eh bien ca a un impact et ca fait une difference!

Nous voilà donc parachutes avec ma cherie au sein d une tres mediatique et controversee secheresse, elle pour objectif de lancer un programme d’eau et d’assainissement, et moi d’organiser du water trucking pour les populations de l’ouest du district, puis ouvrir deux bases qui s’ajouteront aux deux existantes et organiser les operations pour que nos programmes tournent a plein regime sur notre zone d’intervention. Un mois plus tard, et apres avoir lance tous les chantiers, me voilà parachute a Nairobi pour 3 mois pour combler le manque de coordinateur logistique (Trayle restant a Mandera). Je me retrouve donc a couvrir le sud Soudan en plus du Kenya, pour ne revenir que debut Juillet sur Mandera. Debut juillet donc, pour reprendre ces chantiers qui n’ont pas vraiment avance et quand meme faire tourner les programmes. Tout cela sur fond de nettoyage d’une mission a la derive depuis plus de deux ans. La voilà la vraie cause de mon silence, ce cote noir de l’humanitaire qui fait que quand les ressources humaines se font rares, on est souvent mieux mal accompagnes que seuls. Nettoyer la merde des autres voilà donc mon quotidien depuis tout ce temps. Oui on avance mais a quel prix ? choix erratiques du siege, departs d’expatries, demissions de staff national, licenciement de mauvais elements en place depuis bien trop longtemps. De mauvaises surprises consequentes comme l’admin qui se barre avec la caisse, mais beaucoup de satisfaction de voir la maison se reconstruire et s’assainir. L’apprentissage est de taille, l’experience est enorme, mais le constat est la : a part ce 7/7 eprouvant, point de place pour la reflexion personnelle, point de place pour ces moments off qui ont tant faconne mon periple congolais, et surtout point de place pour une vie privee : le dnager de cette bulle humanitaire que je mentionnais plus haut.

Temps de lever l’ancre non? nous avions prevu le coup en annoncant un depart anticipe prevu pour la fin de l’annee, et ce des le mois de Mai. Pas abuser de bonnes choses non plus….mais quel etat d’esprit ? positif plus que jamais rassurez vous. Au vu de l’experience acquise, au vu de notre relation Trayle et moi qui a non seulement traverse tous ces passages admirablement, mais qui n’augure que du bon pour la suite, et surtout au vu de la satisfaction grandissante que nous ressentons au fur et a mesure que le depart se rapproche, signe que nous faisons le bon choix. Nous aurons vu cette mission se developper, et aurons contribue a apporter une meilleure reponse a la problematique humanitaire que nous vivons. Temps de tourner la page avant de virer au cynisme ou a des idees plus noires. Dommage? sans doute mais en 9 mois nous n’aurons pas trouve ce bonheur et ces rires que le Congo nous aura apporte. Le Kenya restera pour nous une parenthese studieuse, utile mais crevante. Nairobi nous verra sans doute revenir dans quelques annees mais pour l’instant, time to sail away.

Et Maintenant? Un petit training par ci, quelques propositions par la, eh oui cela devient interessant. Ma cherie et moi pouvons a present pretendre a des postes de coordination bases en capitale essentiellement. Plus d’isolement comme nous l’avons connu ces deux dernieres annees (4 pour elle) mais toujours le contact avec ce terrain qui nous attire tant. Place a un travail un peu plus en profondeur, plus de management  d’hommes et un pouvoir decisionnel superieur. Ou ca? le Darfour etait sur la table a un moment, mais le timing ne l’aura pas fait…une piste serieuse qui nous verrait changer de continent mais je ne veux m’exprimer pour l’instant, avant d’avoir le contrat sous les yeux…wait and see !

Voila j’espere avoir compense un peu mon silence tout aussi involontaire qu’injustifiable, et j’espere poster une autre missive prochainement avec notre prochaine destination et surtout tout plan de passage en Occident. D’ici la….Rock’n’Roll babies

PS: A toutes les amities du passe qui resurgissent grace a et sur ce blog, pensez a me laisser votre mail que je puisse vous repondre ;-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-116333690126979035?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/116333690126979035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=116333690126979035' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/116333690126979035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/116333690126979035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2006/11/9-mois-donc-depuis-la-derniere.html' title='9 mois donc depuis la derniere'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-114149969469937183</id><published>2006-03-04T21:13:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:32.259+02:00</updated><title type='text'>Entre deux...</title><content type='html'>Salut a tous :-)

En ce week end de debut Mars, me suis dit qu il etait temps de balancer quelques news et de vous raconter un peu de ce qui s est passe qui est en cours, et surtout a venir.

J ai donc termine ma mission au Congo le 28 Decembre. Le Congo aura occupe 14 mois de ma vie, 14 mois ou je me suis forge ma premiere experience, ou j ai vecu mes moments les plus intenses, mes aussi mes premieres desillusions et coups de gueule. L humanitaire je continue sans aucune hesitation, mais maintenant que je suis intronise va vraiment y avoir moyen de se faire plaisir, de bien lire entre les lignes, le tout en continuant de faire une difference: elle est pas belle la vie?

Pour ceux qui ne le savent pas, le Congo est aussi le pays ou j ai rencontre Trayle, mon americaine de cherie. Ingenieur en eau et assainissement, elle travaille comme moi pour Action Contre La Faim. Elle travaillait sur nos programmes de l est du Congo, puis est venue nous depanner un mois sur la base dont je m'occupais...je vous laisse imaginer la suite ;-) Je me suis donc rendu dans l est du pays apres ma fin de mission pour paqsser une semaine avec elle, et faire du tourisme en RDC!!!! Soiree en amoureux a Goma  Jour de l an a Bukavu et quelques jours sur notre base d Uvira a la frontiere burndaise, avant de rejoindre le moyen orient  via le Burundi le Kenya, et l Angleterre.  J ai passe ensuite le mois de janvier entre la Syrie et le Liban, effectuant mon rituel et toujours aussi agreable pelerinage sur la terre de mes ancetres. Trayle terminant sa mission debut fevrier, nous nous sommes retrouves a NYC pour une tournee americaine a la decouverte de son coin du monde, d ou je vous ecris ces quelques lignes. Retour sur Londres prevu dans quelques jours et prochain depart en mission le 15 Mars.  

Apres plusieurs echanges avec nos sieges respectifs et plusieurs conversations, Trayle et moi sommes fixes: Nous partons pour le Kenya, ou nous allons travailler sur la famine qui sevit en ce moment au niveau de la corne de l Afrique. Nous serons bases a Mandera city (district de Mandera) dans la pointe nord ouest du Kenya a la frontiere somalienne et ethiopienne. Trayle va s occuper du programme d urgence en eau et assainissement. En ce qui me concerne je serais en charge de la logistique de l ensemble du district, travaillant sur les 2 bases existantes, ainsi que sur l ouverture de 2 nouvelles bases. Une position qui nous va a ravir dont le challenge est de taille et qui va nous permettre de prendre une nouvelle dimension au vu de nos experiences respectives. Cela va etre rude car nous serons dans le desert, et la crise est de taille avec toutes les implications humanitaires et securitaires qui en decoulent, mais nous voulions de telles conditions donc c'est parfait! Enfin, etant au Kenya, nous avons acces a des infrastructures et des moyens de communication parmi les plus developpes d Afrique. Nous n avons pas encore les details mais nous devrions avoir telephones portables et inch allah Internet! Je vous tiendrai au courant des que j en saurai plus!

C est donc reparti pour un tour, pour notre plus grand bonheur! La seule frustration qui subsiste est que je n aurai pas eu tout le temps libre pour voir tout le monde comme j avais initialement prevu de le faire :-( Contrepartie de mes annes vadrouille, mais ca va nlus en faire des choses a se raconter quand je me poserai a nouveau. En attendant, je vous demande de garder en tete que je dispose d une semaine de vacances tous les 3 mois, et qu etant base au Kenya, les possibilites de se retrouver la bas ou dans les pays alentours (Mozambique, Zanzibar) sont grandes...si vous voyez ou je veux en venir ;-)

Un dernier truc, je m excuse pour la mise en veille de mon blog depuis le 18 septembre, mais je n ai vraiment pas pu trouver le temps....depuis un bon bout de temps! Je prefere priviliegier les mails collectifs pour l instant, mais si jamais les moyens de communication a ma dispo me donne un acces raisonnable au net, il se pourrait bien que ce dernier revive. Gardez donc un oeil dessus on se sait jamais ;-)

A bientot tout le monde, we keep in touch comme je me plais a le dire, et prochain mail en direct de la bas!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-114149969469937183?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/114149969469937183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=114149969469937183' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/114149969469937183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/114149969469937183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2006/03/entre-deux.html' title='Entre deux...'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-112705688429144642</id><published>2005-09-18T17:20:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:32.163+02:00</updated><title type='text'>Une parenthèse nécessaire</title><content type='html'>Tout d’abord permettez-moi de vous recommander le lien suivant, qui vous emmènera sur le blog d’un première mission ACF, parti comme logisticien au Burundi depuis peu. Les bordelais d’entre vous reconnaîtront peut être Jan Schmidt Whithley promo 99. J’ai rencontré Jan en école de commerce, avec qui nous avons partagé beaucoup de musique, de rugby, et bien d’autres choses. Jan a effectué son CSNE en Turquie par la suite, s’est lancé dans un tour du monde, et a bourlingué ci et là avant d’atterrir chez ACF. Ses narratifs de voyage m’ont toujours fait décoller et je recommande à tout le monde son blog, avec ses récits passés et présents qui en valent largement le détour. Plaisir de nous voir dans la même famille à nouveau mon cher Jan, en espérant que nos chemins se croiseront au plus vite : &lt;a href="http://jabla.over-blog.com/"&gt;http://jabla.over-blog.com&lt;/a&gt;

Allez, reprise de contact après bientôt deux mois de silence. Qu’avez-vous loupé? La fin de mon calvaire avec l’arrivée de la nouvelle responsable de notre base support que j’essayais tant bien que mal de faire tourner en plus de la mienne et en l’absence d’expats depuis 6 semaines. Le responsable de cette dernière était parti fin juin en deux temps trois mouvements sans passation véritable, me laissant la joie de pallier à cette tâche. J’ai eu le soulagement début août donc d’accueillir sa remplaçante avec la quelle nous avons passé 10 jours en passation et formation en tous genres. Le 11 août je regagnais enfin mon bush chéri histoire de me replonger comme il fallait dans notre programme et retrouver tout ce pour quoi j’avais décidé de prolonger mon séjour au Congo. Etant rentré de mon dernier break le 15 mai j’avais droit à une semaine de vacances à partir du 15 Août…que j’ai finalement pris le 03 septembre contraintes de boulot obligent. Il faut reconnaître que ces trois derniers mois ont été tout  aussi intenses que les 6 premiers réunis, et que ma santé physique et mentale commençait à en pâtir…si nous pouvons tous imaginer l’impact physique de bosser 7 jours sur 7 10 heures par jour pendant 3 mois environ, gardons une pensée pour Freddy Mercurie « I’m going slightly mad! » Il est devenu fou le Mario?  Ben vous me direz quand vous me reverrez mais il est clair qu’être aussi isolé de ses racines, sa culture, et son environnement, tout en étant exposé à notre réalité humanitaire et à l’attentisme souvent absurde et parfois déprimant dont je parlais dans un de mes premiers récits postés sur ce blog...Quand vous expliquez à l’électricien qu’il vaut mieux débrancher le chargeur avant de l’ouvrir, que c’est bien la 10è remarque du genre, et qu’il vous répond ne vous inquiétez pas méssié Mario je suis très souple, croyez moi la boule elle commence à se perdre…c’est çà aussi sauver des vies! allez j’en vois rigoler et croyez moi on en rigole aussi sinon c’est pendaison directe, mais bon tout çà pour dire : il me fallait vraiment des vacances.

Allez, tu es en Afrique, toutes ces destinations inconnues, excitantes à un coup d’avion! Les réserves du Swaziland, les plages de Zanzibar, les bars de Mozambique…que nenni les amis, même si j’y ai pensé, il me fallait revenir en territoire familier, européen, apaisant. Stop la nouveauté, il fallait reposer mon corps certes mais surtout mon cerveau : direction mon dernier lieu d’habitation connu avant le Congo, j’ai nommé Londres, pour une semaine!!!
Petite pause là, et message aux londoniens qui lisent ce blog. Désolé de ne pas avoir fait signe, mais je me devais de rétablir la barre, souffler, et prendre du temps pour moi. Des vacances retrouvailles n’auraient pas fait avancer le schmilblick et quand je vois le résultat à présent je me dis que j’ai eu raison. Donc pas de soucis on se rattrape à la fin de l’année c’est promis. Bon comment çà s’est passé? Pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti pour être tout à fait franc avec vous. Cà a commencé à l’aéro de Bruxelles le dimanche matin ou j’ai bel et bien eu peur pendant une bonne vingtaine de minutes. Si je m’attendais à un choc, je ne m’attendais pas à avoir des frissons et vouloir me réfugier n’importe où loin de tous ces gens, ces bâtiments propres et ordonnés, et ce flot humain que j’avais bel et bien oublié! Ca a continué à Londres, je ne vous raconte pas le sprint entre le métro et mon ancienne maison. Les premières bouteilles de rosé dans notre jardin de Tournay Road (ceux qui connaissent comprendront) ont bien aidé mais ce n’est que le mercredi soir que tout est rentré dans l’ordre.
Encore un pallier franchi dans le monde de l’humanitaire : gérer le retour à la normale.

Rien de tout cela n’était anormal aux dires des anciens et des plus expérimentés, je m’en tire même mieux que d’autres apparemment, mais je suis soulagé car j’avais quelques craintes. Qu’allais je ressentir en revenant sur mes pas? De la colère face à l’indifférence générale et l’individualisme environnant? De la nostalgie d’une vie derrière moi mais tellement agréable. Une vie que je n’ai jamais quitté par dépit mais bien par choix. Me rappellerait elle, au point de remettre en cause le tournant que j’ai pris voilà bientôt 11 mois de cela? L’Afrique resterait elle présente aussi dans ma tête m’empêchant de faire la coupure dont j’avais tant besoin? Enfin qu’allais je ressentir face aux quelques personnes que j’aie revues? Allais je retrouver des amis, des inconnus, ou bien pire des gens avec qui je n’avais plus rien à voir? Eh bien rien de tout cela pour mon plus grand bonheur.

Ce break était donc nécessaire, non seulement à titre de repos mais aussi à titre identitaire car s’il a confirmé que rien n’avait changé au niveau des convictions, de mon appartenance culturelle, il a aussi renforcé ce sentiment d’être tout simplement en mission en Afrique, aussi agréable qu’elle soit. Je me suis posé la question pendant longtemps de savoir à quel point j’avais assimilé la vie à l’africaine autant dans le quotidien que sur certaines considérations plus abstraites. La réponse est là : suffisamment pour prendre mon pied dans le travail et m’intégrer dans mon lieu de vie, et suffisamment pour me rendre compte que cette réalité ne serait la mienne que temporairement, me laissant en harmonie avec mes racines, ma famille et mes amis. Réaliser que l’assise qui m’a permis d’en arriver là était toujours aussi solide était la plus belle chose à récolter de cette semaine ma foi bien trop courte.

Je me sens encore mieux que quand j’ai décidé de prolonger ma mission. Pourquoi? Car j’ai pris le recul nécessaire pour bien négocier les derniers mois qui me restent. Car je sais que mes vacances après cette mission et avant la prochaine seront optimales en termes de récupération, et que je ne passerai pas de temps à me demander ce qui m’arrive. Je n’ose imaginer mon état si j’étais rentré en Europe qu’en Janvier après 15 mois de Congo… pris l’avion le cœur encore plus léger, et avec un enthousiasme de même intensité mais tellement différent des derniers retours sur cette mission. Cela fait donc une semaine que je suis rentré et je m’envole demain aux aurores pour la brousse pour ne pas en ressortir avant début novembre! Elle n’est pas belle la vie?

Pour info, c’est à présent officiel, je quitterai la mission Congo le samedi 30 décembre au soir. Passage à Londres d’une semaine pour débriefer, me livrer aux check-up médicaux de rigueur, puis la Syrie pour un bon mois histoire de retrouver mes géniteurs et consorts après deux ans d’absence. S’ensuivra un mois de février off que je compte mettre à contribution pour revoir un maximum d’entre vous, et je repartirai en mission début Mars. Prochaine destination? Quelques pistes, beaucoup idées, mais c’est bien trop loin pour l’instant…. Allez je vous en dirai plus la prochaine fois, mi-novembre Inch Allah! En attendant, si vous avez des sous qui traînent…. Donnez à Action Contre La Faim!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-112705688429144642?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/112705688429144642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=112705688429144642' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/112705688429144642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/112705688429144642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2005/09/une-parenthse-ncessaire.html' title='Une parenthèse nécessaire'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-112231888515551443</id><published>2005-07-25T21:11:00.001+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:32.107+02:00</updated><title type='text'>C’est reparti pour un tour</title><content type='html'>Bon il s’en va le Mario ou bien il continue au Congo? Eh bien comme certains d’entre vous le savaient, le Mario avait décidé de partir, décidé à changer d’horizons de contexte et passer sur une autre mission. La raison? cramé tout simplement, me suis dit que j’allais passer a autre chose. C’est la que la providence se matérialisa sous la forme d’un plombage de dent qui sauta mercredi dernier a 7h du matin. Un avion du CICR passait par là et j’ai été évacué en urgence pour passer sous la fraise d’un dentiste congolais. 3 anesthésies plus tard me voilà coincé à Lubumbashi ma base support, en raison de l’absence d’avions coupé soudainement du programme de ma base et de tout ce qui s’ensuit. Bon j’ai décidé de partir, mais au fond de moi une hésitation persiste et je n’arrive pas à mettre le doigt sur la raison. M’étais senti tellement mieux en décidant de me barrer, je commençais même à faire des projets, et une nouvelle mission au Mali semblait se dégager du lot. Allez quelques jours de reflexion encore histoire d’avoir zéro regrets…si regrets il y a ? La providence se mua encore une fois en la présence de mon coordo log avec qui les discussions se sont prolongées dans les boîtes de Lubumbashi autour de quelques (nombre secret) Tembo tout en évitant les assauts des prostitutis particulièrement en forme. Mais de quoi voudrais je me désengager? Tout simplement de tous ces problèmes professionnels rendant mon travail pénible, et de la non réaction de mes collègues face à des situations fastidieuses que nous aurions pu anticiper ensemble. Mais la vraie raison derrière tous ces problèmes est en fait l’incapacité de notre siège à nous fournir les ressources humaines suffisantes pour garantir un minimum d’efficacité, nous nous retrouvons avec un concentré de premières missions à qui il manque bien évidemment l’expérience pour traiter les problèmes mais surtout la manière de façon à garder son rendement optimal…et sa stabilité nerveuse et mentale si vous voyez de quoi je parle. Mon problème est là, j’ai voulu couvrir ce manque et me disperser sur des points que je ne maîtrisais pas. Pas une perte de temps, mais vraiment pas la bonne manière de se préserver. De plus quel message donner à ces messieurs du siège? Que la situation est sous contrôle malgré tout. Effectivement mais au prix de mes nerfs de ma patience et sur du long terme de mon efficacité. Aussi, à chaque fois que j’ai du m’absenter de ma base, notre staff national a assuré comme si de rien n’était. Oui cela tourne au ralenti, oui il manque une supervision nécessaire, mais c’est tout simplement le prix à payer, et nous ne pouvons rien y changer. A mon sens, le point le plus important sur une mission est de donner au staff national toutes les responsabilités que celui ci est en mesure d’assumer, et surtout de transférer un maximum de connaissances de façon à les rendre autonomes. L’ultime succès d’une mission ACF reste à mon sens non pas le désengagement une fois notre travail terminé, mais bien une ONG locale constituée de ce même staff avec qui nous travaillons, qui se mue en ONG de développement durable. En quittant la mission a mi chemin mon travail à ce niveau restera bien incomplet. Pénaliser notre staff, en leur demandant encore plus de rendement (faut pas se leurrer sur mon remplacement avec les problèmes de recrutement que nous avons) avec encore moins d’outils: au vu de leur motivation et bonne volonté, ceci me pose problème. Enfin ais je vraiment fini d’apprendre sur cette mission? Toute cette merde peut-elle faire autre chose que me rebuter? Partir comme çà n’est ce pas par la petite porte? Le souvenir du rugby et du concept d’aller au charbon comme tout première ligne qui se respecte (que les non initiés excusent mon jargon) se rappelle à mon souvenir. Ne suis je pas en mesure de mettre la tête encore plus dedans et d’essayer de rétablir la barre? Les premières lignes au rugby sont affectés au travail obscur, et s’ils ne sont pas sous le feu des projecteurs, leurs co-équipiers savent a quel point leur travail est crucial et ce qu’il implique pour permettre aux autres de mettre en place le jeu. Assez d’ovalie, on s’est compris. C’est là que je vide ma bière, envoie la enième demoiselle de joie ballader et tranche : je reste.

Non seulement je reste mais on va mettre les bouchées doubles. Une nouvelle chef de base arrive sur ma base support, peut etre que ce sera la personne avec qui je pourrai enfin travailler comme je l’entends : en équipe et de concert. Et si ce n’est pas le cas? Eh bien un challenge supplémentaire a relever…devais partir en break mi août pour me ressourcer? On zappe j’ai retrouvé la gnaque pas perdre encore une semaine alors que je suis éloigné de ma base depuis mercredi dernier et que ca ne vas pas s’arranger les jours qui suivent. Allez à tous ceux a qui j’ai dit que j’allais zapper et bientôt les revoir, excusez moi mais bon au vu de ce que je viens d’écrire vous comprendrez le pourquoi du comment. Les retrouvailles sont encore une fois repoussées à la fin de l’année mais c’est pour la bonne cause croyez moi. Au fait, il nous manque des expats et ca nous complique vachement les choses….seriez pas intéressés par hasard ? till the next time, ciao babies et n’oubliez pas donnez à ACF !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-112231888515551443?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/112231888515551443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=112231888515551443' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/112231888515551443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/112231888515551443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2005/07/cest-reparti-pour-un-tour_25.html' title='C’est reparti pour un tour'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-112223300643982129</id><published>2005-07-24T20:51:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:31.958+02:00</updated><title type='text'>Quelques images</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7439/599/1600/Embourb??"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7439/599/320/Embourb%3F%3F%2031.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
                                       Embourbé dans le bush en saison de pluies...cool non?


&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7439/599/1600/Puit%20comm%202.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7439/599/320/Puit%20comm%202.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
         C'est bibi supervisant la mise en place des buses de notre premier puits communautaire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-112223300643982129?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/112223300643982129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=112223300643982129' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/112223300643982129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/112223300643982129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2005/07/quelques-images.html' title='Quelques images'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-112222550394259110</id><published>2005-07-23T19:17:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:31.703+02:00</updated><title type='text'>Des dangers d’une mission</title><content type='html'>Salam aleikoum people. Deux mois tout rond depuis ma dernière missive, et j’en suis désolé. Monitoring sécuritaire du 30 Juin, pilotes de brousse introuvables, programme de forage qui part en sucette (du prétubage 6 pouces diamètre in 160mm minimum vous avez ?), et enfin jonglage entre deux bases à cause d’un manque d’expats : vous comprenez maintenant.
Plus sérieusement durant ces deux mois bon nombre d’entre vous se sont enquis de mes nouvelles à l’approche du 30 juin (date anciennement fatidique ou tout devait basculer) mais aussi lorsque les médias daignaient lâcher deux trois brèves sur ce pays oublié de tous. Merci les amis vous m’avez donné matière à écrire aujourd’hui, car en plus de vous rassurer j’aimerais vous parler de sécurité et des dangers auxquels nous faisons face et vous faire découvrir encore une facette de ce monde fascinant qu’est le mien depuis plus de 9 mois maintenant.

Sécurité donc. Danger? pas vraiment, je dirais même le dernier point de la liste, aussi bizarre que cela puisse paraître. La gestion de la sécurité fait partie intégrante de mon travail au même titre que la logistique ou l’administration. Il faut faire en sorte que les équipes programmes puissent travailler dans des conditions optimales, et cela passe par un monitoring constant de la situation, un relevé régulier des indicateurs sécuritaires mais aussi politiques économiques et sociaux. Vient aussi la validation des rumeurs, informations et autres histoires que je récolte auprès des médias, de la population, de mon staff et des mes collègues expats. Enfin l’analyse et la prise conséquente de décisions. Si je suis responsable de la sécurité de ma base, mon coordinateur logistique est le responsable de la sécurité de l’ensemble de la mission. Nous sommes ainsi en contact quasi quotidien et c’est mon référent direct qui validera ou non (en collaboration avec la chef de mission) toute modification limitation ou encore interdiction que je jugerai bon de prendre. Quand on sait que ce dernier est passé par le Rwanda, le Soudan, l’Ethiopie, et la Somalie, vous comprendrez pourquoi la confiance que j’ai en ce dernier est proche de l’aveugle. Sécurité mais encore ? sans rentrer dans les détails (c’est confidentiel après tout) nous définissons un mode de fonctionnement propre à chaque situation, et déterminons chaque situation en fonction de paramètres propres au contexte. La sécurité ne se gère pas uniquement elle s’anticipe et cela va de l’acceptance auprès des différents acteurs (miliciens, armée) aux précautions d’usage. Que faire en cas d’attaque? Avons-nous de quoi tenir un siège le cas échéant? Comment et par où évacuer si évacuation il y a? voilà mon travail de responsable sécurité. Je la garantis à mon staff, à mes collègues expats, et…à moi-même. Rassurant tout cela non? Je terminerai cette partie en rappelant que la RDC n’est pas un pays ou la sécurité des expats est directement mise en cause. De plus, notre statut d’ONG nous confère une neutralité et une marge d’action qui est plus ou moins respectée. Charge à moi de la faire respecter lors de débordements d’ailleurs en brandissant notre charte notre drapeau et en ouvrant ma gueule pour remettre les choses en perspective, partie que je préfère au passage.

 Assez parlé boulot, contexte, et autres scénarios hypothétiques. D’autres dangers? Oui et par lesquels je me sens tellement plus concerné. Nous vivons en brousse coupés du monde sans Internet ou téléphone, loin de nos racines, nos amis, nos familles. Nous sommes 2 à 3 expats condamnés à passer l’intégralité de notre temps ensemble, sachant que nous venons d’horizons différents et sommes là pour des raisons toutes aussi différentes. Enfin nous sommes dans un environnement ou il n’y a rien à faire d’autre que travailler. Toute sortie de notre compound se transforme en ballade au zoo ou nous sommes les animaux, montres du doigt par petits et grands, suivis systématiquement par des hordes de gamin, et interpellés en permanence pour de l’argent du travail et je ne sais quoi d’autre. Même pas moyen de passer la nuit à l’extérieur à mater les étoiles vu les moustiques et la Malaria surtout qui guette. Dois je continuer ? l’ennemi ce n’est pas la machette ou le  fusil d’assaut, mais bien nous même. Burnt Out en anglais retenez bien cette expression les amis car c’est notre souci à tous ici. Comment gérer tout ce que je viens d’énumérer, reconnaître les symptômes, y remédier ou pas? Une introspection sur vous-même vous tente, je ne vous conseillerais pas meilleure expérience. Point de mensonges ici, ni aux autres, ni a soi même, si tu ne gères pas tu te crames vitesse grand V.

Alors comment gérer? Première chose savoir définir un espace de travail et un espace de vie. Je rappelle que sur un compound ces deux espaces empiètent facilement les uns sur les autres, et surtout le rappeler au staff aux autres expats et à soi même. Ensuite il faut savoir se fixer une heure de départ et une heure de fin sans oublier le jour obligatoire de repos ou on ne touche à son ordi que pour écouter de la musique. L’heure de fin tout le monde connaît, mais l’heure de départ? Ben quand on est en brousse pas grand chose a faire le soir donc c souvent dodo tôt pour un réveil encore plus tôt. Footing dans les champs au lever du jour je recommande, un peu de lecture au pieu, ou juste un peu de méditation dans la paillote en prenant son petit déjeuner ça marche. Manger et boire aussi….en Afrique on peut n’avoir rien à manger être en pleine jungle, mais il y a toujours de la bière locale. Donc voilà le topo a manger quelques fruits et légumes du poisson et de l’huile de palme… bien rougeâtre et légère. Et puis il y a donc de la Simba. Deux choses donc, gérer les appros bouffe de notre base support pour se garantir un équilibre alimentaire,  et toutes les bouteilles que nous faisons venir pour varier les plaisirs ;-) Monitoring constant de notre consommation d’alcool pour ne pas tomber dedans quoi. Pour vous donner un exemple la cuisine italienne (je persiste à dire à ma collègue qu’elle s’est trompée de vocation) accompagnée de Piña Coladas on essaye de ne pas le faire tous les jours mais bon…ça tombe bien on se lève suffisamment tôt pour faire un footing ma conscience est rassurée! Dernière chose le quotidien bien évidemment. Les tensions pour des conneries, les prises de têtes que l’on reporte sur ses collègues, des frustrations professionnelles qui ressortent sur les mauvaises personnes et sa propre capacité à intégrer cela. Je ne suis pas dans le secret des recruteurs ACF, mais je ne suis pas encore tombé sur des timorés ou des gens réservés. La solution dans l’isolation et le silence. Savoir quand on doit arrêter de parler et savoir quand il faut se réfugier dans sa chambre fermer la porte et ne l’ouvrir qu’après un petit moment.

Voilà donc le vrai danger à mon sens, et je terminerai en vous disant que cela fait un mois que je vis dans une sensation d’être arrivé au bout de ce que je pouvais endurer. Un mois que je n’arrive plus à faire tout ce que je viens d’écrire, un mois que je remets en cause ma présence sur cette mission. J’ai demandé officiellement un temps de réflexion pour voir si je suis vraiment cramé ou voir si je peux rebondir. J’ai donné ma réponse ce matin à mes supérieurs. Laquelle? je laisse ceux qui me connaissent supputer la dessus, réponse au prochain épisode dans quelques jours. 

Dernière parenthèse pour tous les anciens camarades de Mbandaka qui lisent ces lignes, la charmante bourgade a connu une mutinerie de militaires qui a dégénéré à l’arme lourde durant deux jours. Si tout est rentré dans l’ordre à présent, je dois malheureusement vous annoncer que la résidence ACF et la maison voisine MSF ont été complètement pillées et mises à sac à la congolaise. Il ne reste donc que les murs et encore. Les expats ont été brièvement bloqués là bas par les mutins avant d’être secourus par l’armée congolaise. Les UN ont bien entendu fait preuve d’une transparence totale vu que personne n’a vu leur contingent de la journée. Bref les amis il ne reste plus rien de Bongondjo, du squat avec vue sur le fleuve, de Choléra le chat ou de la corne d’Afrique. Gardez bien les photos et les souvenirs de toutes nos soirées passées là bas, car tout cela a été effacé en quelques heures… on garde la foi!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-112222550394259110?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/112222550394259110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=112222550394259110' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/112222550394259110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/112222550394259110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2005/07/des-dangers-dune-mission.html' title='Des dangers d’une mission'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-111687862191291414</id><published>2005-05-23T22:01:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:31.620+02:00</updated><title type='text'>On se pose une minute là</title><content type='html'>Salut a tous,

Un chti mois depuis ma dernière prose et pas des moindres puisque j’ai vécu une évacuation temporaire de ma brousse, un break de 10 jours dans la non moins dangereuse Durban (Afrique du Sud) et un meeting général à Kinshasa où je suis en ce moment avec l’ensemble des expats de la mission. Mais avant de commencer, un moment toujours aussi difficile, notre coordinateur médico-nutritionnel est parti après avoir terminé sa mission. Tout drôle de se dire que nos routes arrêtent de se croiser…Big up à toi Farid et vivement qu’elles se recroisent à nouveau!

Bon j’en vois déjà froncer les sourcils à la notion d’évacuation temporaire, permettez-moi donc de rappeler que notre sécurité est gérée de manière préventive et nous avons été éloignés de notre base avec ma camarade expat pour une durée de dix jours à cause d’un risque potentiel de clashs milices-armée sur Malemba où nous sommes basés. Fort heureusement pour la population, pour notre staff, et pour notre programme il n’en a rien été, mais alors que nous étions repliés sur Lubumbashi, nous avons essuyé une tentative de sécession (rien de moins) de la province du Katanga alors que nous étions tranquillement occupés à terminés une bouteille de Chianti au sulfate à La Casa, restaurant italien tenu par le consul d’Italie au Congo (tout un programme je vous dis ce pays) Sécurité préventive donc…je rajouterais anticipation, mais surtout rassuré de voir que nous gérons toutes ces situations de la meilleure manière possible. A ce sujet je tiens à prévenir tout le monde, nous entrons dans une période fatidique au Congo qui est celle de l’avant et de l’après 30 juin. Pour faire très bref, cette date est la date butoir pour l’organisation des élections, qui n’auront (je vous le donne dans le mille) pas lieu. La conséquence est la prolongation de la transition qui règne au Congo depuis la fin de la guerre, et la prolongation de l’attente interminable de la population dont le sort n’a bien sûr fait que reculer depuis la fin de cette même guerre. Nous ne comptons plus les menaces, alertes sécu, et autres tentatives de troubles qui sans être d’envergure entretiennent la hantise d’un retour à l’horreur que ce pays a connu. Ajoutez-y les tensions ethniques, la misère, et les manipulations politiques nationales et internationales (of course) et vous avez un bien beau portrait de ce que nous vivons au quotidien désormais. Alors que prévoyons-nous ? Des troubles bien entendu…rien qui puisse dégénérer à grande échelle mais nous aurons sans doute quelques jours de repos forcés à la maison : Je vous donne donc en avant première ce que vous aurez largement le temps de suivre grâce aux médias. Aucune raison de s’inquiéter à ce moment là, surtout si je vais faire preuve de silence prolongé. En effet la brousse sera le parfait refuge le temps que tout cela passe, et je ne devrais pas faire signe de vie avant la mi juillet donc no worries babies, everything is under control.
 Qu’elle a changé ma vie en 7 mois, c’est la seule chose ou presque qui me vient à l’esprit en ce moment. Je suis en train de préparer une montée des périls, sur fond de centres de nutrition et de puits communautaires. Ce n’est pas tant mon quotidien ni la force de ce que je vis qui m’interpelle mais vraiment ce regard sur soi, hors contexte. Ce que je pensais être un nouveau départ n’est finalement qu’une métamorphose mais en quoi? La quête de cette réponse est de loin le travail d’introspection le plus remuant que j’ai pu faire…. Pourquoi je parle de métamorphose? Parce que j’ai tout simplement conscience que je prends une autre dimension dans ce monde. Moi qui étais généralement assez diplomatique (ou Faux cul selon les versions) me voici devenu sanguin comme je ne me connaissais pas. Moi qui lorgnais vers une certaine idée du collectif, me voici tenté par l’isolement (temporaire cela va de soi) le plus simple. Moi qui ne jurais que par le ballon ovale et la caisse de bois à six cordes, me voici délaissant ces passions au profit de…de quoi déjà? A y est le nerf de la guerre. De quoi déjà… mais bien sûr la réponse est là. De cet inconnu qui m’enveloppe, de cette motivation (ou absurdité au choix) qui pousse à aller la où personne ne veut aller, de cette paix d’esprit que me procure la joie de faire une différence, et de cette rage de voir toutes ces victimes périr. Pas une larme de versée jusque là, pourtant j’ai encore du mal à oublier certaines choses que je vois…des troubles? que Nenni! Du questionnement permanent…et avec les moustiques c’est pas évident croyez moi J Alors futur cœur de pierre professionnel? Si je ne ressentais plus rien je ne serais pas ici voyons. Mais je sens que lorsque je m’énerve dorénavant je le fais pour quelque chose qui en vaut la peine, et cela va d’un enfant cadavérique à l’incompétence d’autres expats. Je sens aussi que lorsque je ris c’est plus que jamais de bon cœur, et qu’est ce qu’on peut rire de par ici. De nous même, des autres expats, des locaux, de notre travail, et j’en passe et des meilleures! Mario tu nous emmerdes avec tes prises de tête… pourquoi ne pas appeler cela un nouveau départ? Eh bien tout simplement parce que dès que je reviens à la civilisation, ma priorité est un resto italien suivi d’un Wine And Cheese des familles, le tout entrecoupé d’un petit concert voire d’un match de rugby!!! Oui les amis, je pense souvent à nos retrouvailles non pas quand elles auront lieu, mais comment elles auront lieu. Mais çà n’a pas de sens? Tu viens de nous dire le contraire! Vraiment? Je vous laisse réfléchir là dessus en attendant la prochaine fois…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-111687862191291414?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/111687862191291414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=111687862191291414' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/111687862191291414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/111687862191291414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2005/05/on-se-pose-une-minute-l.html' title='On se pose une minute là'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-111377344075223713</id><published>2005-04-17T23:28:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:31.540+02:00</updated><title type='text'>Congo Part 2</title><content type='html'>Salam a tous
A y est retour de brousse après finalement huit semaines. Huit semaines coupé du monde avec pour seuls liens le télex avec ma base support, et les quelques rares moments ou nous arrivons à capter la radio. Huit semaines donc a bouffer du terrain et vous savez quoi ? Qu’est ce que c’est bon…allez je me lance. Malemba Nkulu donc, au milieu de nulle part accessible par le fleuve et par la piste de brousse qui permet aux petits porteurs de nous ravitailler et de nous transporter de et vers la civilisation. Un enclavement comme on en fait peu qui s’explique par la géographie, l’état des pistes (le mot route serait galvaudé) puis la saison des pluies restreignant voire paralysant certains déplacements. Aussi laissez entrer les acteurs j’ai nommé les hommes en vert (l’armée quoi) et les Maï Maï, nos chères milices qui refusent de déposer les armes et qui refusent d’accepter une autre justice que la leur. Pas vraiment la robe de juge d’ailleurs, plutôt l’alcool et les substances sur fond de jolies pétoires. Enfin les figurants, la malheureuse population pour qui quotidien rime avec rançonnement, harcèlement, voire viol et meurtre lorsque ces messieurs mettent du cœur à l’ouvrage. Figurants donc?Excellant dans les déplacements de population, et se réfugiant souvent dans les croyances traditionnelles et l’obscurantisme religieux pour résoudre leurs problèmes. ACF alors…nous essayons de faire une différence en soignant les enfants malnourris victimes de ces mouvements, lorsque les parents veulent bien les emmener dans nos centres. Enfin, nous essayons de créer et d’améliorer un accès à l’eau pour des villages qui parfois en connaissent à peine le goût. Bien sûr cela vaut lorsque les localités ne croient pas que nous allons réveiller les esprits en visitant leur source, et lorsque ces derniers réhabilitent les routes pour nous permettre de les atteindre. Charmant tableau donc dans lequel nous avançons au rythme de monitoring sécuritaire, de pannes radios, de voitures qui s’embourbent, et de fuel qui vient à manquer. Mon fils tu es un homme maintenant.. Pas vraiment papa mais je laisse pousser la barbe c’est un bon début (ben comme j’ai plus de cheveux). De l’intérieur donc, une base comme on en rêve, quand on en rêve. 45 personnes qui font tourner le bébé à merveille, des procédures respectées, une honnêteté à faire peur au congolais moyen, et un dévouement et qui permettent de surmonter au quotidien toutes les difficultés que j’ai exposées : le pourquoi du comment et la source de mon récent bonheur. Que l’Equateur me semble loin avec sa malhonnêteté, sa corruption, et sa paresse, et quel bonheur de ne pas avoir quitté le Congo sur les impressions négatives qui m’avaient mangé.
Parlez-moi de nouvelles réalités, oui papa je grandis plus vite que prévu et je me prends des claques mais si je veux devenir un vrai huma faut bien faire son baptême du feu. Je ne ferai pas dans le voyeurisme ni dans la description graphique par respect pour tous les gens qui ne s’en sortent pas, tous les enfants qui meurent dans nos centres pour y avoir été emmenés trop tard, et surtout car chacun de nous comprend ceci à sa manière si jamais nous arriverons un jour à comprendre. Mais quel sadisme nous pousse à apprécier l’humanité dans ce qu’elle fait de plus pervers…eh bien le fait de se dresser contre tout ceci, et même parfois de changer les choses. Cette brousse mentale et physique a des effets thérapeutiques qu’on ne lui suspecterait pas…à reléguer un vieux débris réac en soutane blanche qui claque sa pipe au rang de curiosité pour touristes japonais en mal de sensations photographiques. J’ai même du mal à me souvenir de mon aversion pour monsieur Bush c’est vous dire. Oui les amis la brousse ça vous change un Mario en mieux.. J’espère! Vous m’en direz des nouvelles quand vous me verrez, mais pour l’instant je continue.
Que nous mijote le Congo pour les mois à venir ? Que des bonnes choses à l’orée des élections qui n’auront pas lieu et de tout ce que cela va engendrer comme désordre en attendant pire. Des manipulations à but électoral qui feront des figurants dont je parlais des acteurs aguerris dans la misère quotidienne dont ils ne sont plus très loin. Jusque quand ces gens là vont ils être obligés de faire leurs gammes ? Loin des caméras, du tsunami, et du téléthon, va falloir attendre que ce soit encore plus costaud pour que quelqu’un les entende ces putains de gammes. En attendant, nous attendons. Quoi? Des budgets pardi ! La fin des manipulations, des pressions internationales, et peut être la décision d’un gros barbu dans un bureau qui débloquera quelques millions…on ferait vraiment une différence ? Je veux y croire, mais en attendant ce n’est pas mon boulot ni ma priorité. Je vous laisse donc, retourne dans la jungle pour en ressortir dans deux mois environ avec tout plein de choses. Contact dans huit semaines et si je peux avant. En attendant donnez à ACF si vous pouvez çà aiderait les figurants, bien plus que vous ne l’imaginez…ah oui un dernier truc. Je vais bien, plus que bien même, et merci pour tous les mails que j’ai trouvé dans ma boîte. Merci pour tout le soutien que vous me donnez, la brousse serait plus dure sans vous sincèrement. A bientôt tous et continuez à en balancer autant que vous pouvez. C’est votre contribution et pas des moindres. Ciao babies!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-111377344075223713?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/111377344075223713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=111377344075223713' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/111377344075223713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/111377344075223713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2005/04/congo-part-2.html' title='Congo Part 2'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-110847841532247296</id><published>2005-02-15T16:32:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:31.467+02:00</updated><title type='text'>And so we end a chapter</title><content type='html'>Mboté Na Bisso,

Tout d’abord merci du fond du cœur à tous ceux qui se sont inquiétés de mon silence prolongé. Ca m’a fait chaud au cœur de lire autant de mails me demandant de communiquer un peu plus : pas fait exprès je vous jure et pour tout cela tout simplement merci! 

Allez nous sommes le 15 février et cela fait donc 6 semaines depuis ma dernière missive. Permettez moi donc d’inaugurer ce nouveau rythme de correspondance bi trimestrielle en ce lendemain de St Valentin, bien lointain de Mbandaka. Petit topo pour introduire le pourquoi du comment. Souvenez vous un mois tout rond après être arrive au Congo, je me suis retrouvé tout seul sur ma base avec pour obligation de pallier à l’absence d’un autre expat et de faire face à la charge de travail de deux personnes, le tout dans un contexte que j’ai eu bien du mal a apprécier. Les temps de réaction étant trop lents à mon goût, j’ai demandé donc de terminer ma mission mi avril et d’être réaffecté dans un autre pays, car si le travail restait passionnant, ma réalité ici faisait tout pour détruire le positif de ma mission. Je me suis alors vu proposer de rester chef de base ici, afin de m’occuper du projet et de l’Admin. et délaisser la log, ce que j’ai tout bonnement refusé, voulant absolument passer à autre chose. C’est là que la proposition parfaite est tombée : passer chef de base (par choix et non par défaut) sur notre base de Malemba Nkulu dans le Katanga (sud est du Congo) afin de travailler sur des programmes de nutrition et d’hygiène de l’eau. Je vais devoir superviser une dizaine de centres de nutrition, un programme de forage, une soixantaine de staff local, un véritable parc auto/moto …bref vous l’aurez compris on passe à la vitesse supérieure.

Bonheur de me voir confier un projet pareil après quatre mois dans l’humanitaire et ravi de voir que tous les efforts de ces quatre premiers mois ont porté d’aussi beaux fruits. A une exception près toute mon équipe de coordination s’est prononcée en faveur de ce choix et je n’en ai été que plus touché. Deuxièmement, fin de la sécurité alimentaire pour laquelle je n’éprouvais pas spécialement d’atomes crochus et place à deux nouveaux domaines qui sont à l’origine de ma motivation pour l’humanitaire. Enfin joie de me retrouver dans une équipe expats de 4 personnes (deux ingénieurs et une nutritionniste) ce qui va me changer de la compagnie du chat : voilà pour mes premières impressions. Je vais en un an et quelques faire l’expérience de trois domaines des quatre sur lesquels nous intervenons (reste la santé primaire) autant dire un bon paquet d’expérience chez ACF. Je referme donc une parenthèse riche en enseignements professionnels et humains, d’où je tire énormément de satisfactions et de joies comme vous avez pu le suivre, mais aussi un certain nombre de frustrations de par la manière dont s’est déroulé mon séjour Mbandakais : l’humanitaire a beau s’être professionnalisé, et l’ère des Rambos et autres hippies a beau être loin derrière nous, il reste en chantier. Je prends conscience donc que nôtre tâche est double ; oui nous travaillons pour les autres, mais aussi pour nous-mêmes et pour ceux qui prendront le relais sur le terrain, de façon à leur fournir le support optimal en vue d’améliorer sans cesse leur sécurité et leur efficacité. Croyez moi toutes ces personnes qui se débattent au siège au rythme des incessants rapports, meetings et comptes rendus font tout sauf de l’esbroufe, mais arrêtons nous là pour l’instant et revenons à mes aventures congolaises.

Je suis parti en break (on en a un tous les trois mois) le lundi 23 janvier après avoir bouclé notre activité 2004 relative au budget en cours et fait repartir toutes nos équipes (souvenez vous nous opérons sur 3 arrières bases dans tout l’Equateur) sur le terrain. Nous étions à une semaine de la fin du budget et toujours sans nouvelles quand au renouvellement de ce dernier. Ce petit con est finalement tombé le 31 janvier pour une année supplémentaire, nous allons donc non seulement continuer notre travail mais surtout s’éviter la pénible tâche de mettre 60 personnes au chômage, et mettre en branle le processus crève cœur de démantèlement et rapatriement de nos actifs. Mon break donc que j'ai passé au Caire en compagnie de la soeurette et de mes deux géniteurs...de la bouffe dans tous les sens, une bonne petite semaine pharaonique et nassérienne (rien nasser de s'obstruer l'canal disait la chanson mais ça c'est une autre histoire) et surtout la joie de retrouver un mode de vie civilisé avec de l'eau courante, de l'électricité, la télé avec des films....bref du plus que nécessaire pour repartir du bon pied! Après un passage très bref par Kinshasa, je suis revenu sur Mbandaka avec mon successeur et mon coordinateur logistique afin d’effectuer la passation et surtout d’évaluer les dégâts de quatre mois en sous effectif sur une base. Mes derniers moments à Mbandaka et je dois reconnaître que les sensations sont bizarres. Je vais me désengager totalement d’un projet que j’ai vécu intensément, et me détacher d’un staff avec qui nous avons vécu des choses très fortes. Une impression de déjà vécu…je repense à mon départ de Londres et cette relativisation couplée à un compte à rebours choisi mais plein d’inconnu : mes premiers pas dans ma nouvelle vie sans doute, et une émotion que je maîtriserai sûrement avec le temps, mais d’ici là je ne pourrai pas dire que je n’ai pas vibré. Déjà vécu aussi cette séparation avec les amis, MSF, ONU, et autres…des visages, des rires, des pleurs, des angoisses et j’en passe et des meilleures que nous avons vécu ensemble au rythme d’alertes sécuritaires, de tracasseries incessantes, mais aussi au rythme d’accomplissements collectifs et de résultats à vous donner toute la conviction pour continuer…que c’est dur et je repense à la rue Ketanou qui chante « on avance seuls sur la route…je continue coûte que coûte » allez prochain plongeon dans quelques jours.

Retour jeudi sur Kinshasa, puis départ samedi pour Lubumbashi la deuxième grande ville du pays, ou je passerai deux jours sur notre base support, et lundi vol spécial pour Malemba Nkulu. Alors quid? Du Rock’n' roll si j’ai bien compris. J’aurai tout le temps de vous narrer nos activités là bas dès que  j’aurai mis la tête dedans, mais en attendant sachez que je débarque en territoire Maï Maï, les fameuses milices armées qui contrôlent le coin avec tout leur réseau de chefs de guerre, au détriment d’une présence gouvernementale bien illusoire. Pas de danger sécuritaire notoire à relever, mais un contexte tout de même délicat où il faudra ménager certaines susceptibilités. Comme dit une collègue, non monsieur Maï Maï, laissez la machette à l’entrée s’il vous plaît…on va rigoler je vous le dis. Plus sérieusement, ACF est de loin le plus gros employeur de la région (province ?) notre champ d’action est aussi large que varié, et la corruption est bien réduite comparé à notre charmante province de l’Equateur : tout semble réuni pour constituer la mission idéale ? Suite au prochain épisode ;-) Maintenant notre gros inconvénient c’est que nous n’aurons ni téléphone ni Internet!!!! Oui les amis le manque de communication que je redoutais tant s’est enfin manifesté et ça va être comme qui dirait tendu pour vous alimenter en missives et autres comptes rendus ; en effet notre seul contact avec le monde extérieur sera le Télex avec notre base arrière, et le téléphone satellite à 15 Dollars la minute, utilisé uniquement pour les contacts sécuritaires. Côté vie nocturne et divertissements Malemba vous fait passer Mbandaka pour Lausanne…enfin bon je me comprends ! Heureusement que nous allons être quatre expats ACF là bas, car à part les deux du CICR nous allons être étrangement seuls…vous l’aurez compris un challenge supplémentaire et un test supplémentaire pour voir jusqu’ou je peux tenir : les expats déjà passés par là bas ont tous été charmés par l’expérience et il me tarde de pouvoir vous narrer tout cela.

Un déplacement sur Lubumbashi est prévu toutes les six semaines pour notre santé mentale, et c’est là que je pourrai mettre à jour mon blog et lire tous vos mails, puis me tenir au courant de ce qui se passe dans le monde. Bon le CICR dispose d’une antenne satellite nous permettant de recevoir les news et surtout de regarder le rugby (pourvu qu’on s’entende bien) mais ce n’est pas garanti encore : wait and see! En attendant vous recevrez très prochainement un e mail de ma part avec ma nouvelle adresse mail et un petit update sur comment me faire parvenir de vos nouvelles. J’ai signé pour un an donc le Congo ce sera jusqu’en décembre, et j’espère rentrer au Moyen Orient / Europe pour les fêtes de fin d’année…en attendant ce sera au rythme des breaks que je verrai du pays : déjà l’Egypte et le Kenya pour une escale nocturne mémorable, au menu en avril l’Afrique du Sud (Durban ou Le Cap à définir suivant le déroulement de la Currie Cup) puis je reste ouvert pour juillet et octobre. Zanzibar? Mozambique? Namibie? Ah la la c’est pas évident je vous jure…allez sur ces quelques conneries je vous dis à plus que bientôt, prochain contact fin Mars ou vous saurez tout de mes premiers pas, en espérant qu’ils soient à la hauteur de mes espérances. Ah oui un dernier truc, donnez à Action Contre La Faim… Salam!

PS : Amis rugbyphiles, j’ai la joie de vous annoncer que dimanche dernier j’étais devant mon téléviseur en train de regarder SS1 une chaîne sud africaine de sport qui m’a permis de voir notre cher XV de France mettre la (petite) raclée à nos chers rosbifs à Twickenham…ah la la cette action de Traille en deuxième mi temps qui en fixe quatre d’un coup on se serait cru en 2002 à nouveau…heureusement que Merceron avait déjà pris sa retraite…héhéhé, j’espère que je pourrai regarder France Galles, sinon je compte sur vous pour les comptes rendus. Enfin bon en ce qui me concerne on a niqué les anglais chez eux alors le reste du tournoi, vous pensez bien…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-110847841532247296?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/110847841532247296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=110847841532247296' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110847841532247296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110847841532247296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2005/02/and-so-we-end-chapter.html' title='And so we end a chapter'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-110476821175656246</id><published>2005-01-01T17:50:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:31.302+02:00</updated><title type='text'>Dernier message de l'année</title><content type='html'>Mboté na Bisso


Tout d’abord désolé pour le silence radio de ces dernières semaines mais la charge de boulot à laquelle je fais face depuis que je me retrouve seul ici à Mbandaka (un mois et demi maintenant) me laisse vraiment très peu de temps de libre. Je vous écris d’ailleurs en ce premier jour de l’année ou la plupart d’entre vous se remettent de l’indigestion alimentaire et éthylique de la veille et de la semaine dernière …pas de répit pour le Mario qui aura bossé jusqu’à la dernière minute en ce mois de décembre (dont les quinze derniers jours sans pause)… Alors, profitant de toutes les clôtures usuelles de décembre, il est temps de dresser un petit bilan de ces trois mois dans l’humanitaire dont deux mois et demi au Congo.

Côté professionnel, premier bonheur de travailler (enfin) pour Action Contre La Faim, dont les méthodes et des techniques développées sur les 25 dernières années nous permettent de fournir une aide intelligente, optimisée, et dotée de tous les outils de suivi nécessaires : on ne s’improvise vraiment plus humanitaire. Arrivé à Mbandaka, j’ai eu la tâche d’organiser et le deuxième bonheur de réussir à moi tout seul des distributions de Non Food Items pour 11500 ménages, touchant de la sorte entre 55 000 et 80 000 personnes, dans les territoires ex rebelles du Congo. J’ai ainsi travaillé sur la réception, l’acheminement, puis la distribution de ces intrants dans un contexte nouveau et difficile, sur des zones enclavées comme ce n’est pas permis. Rajoutez à cela les différentes tracasseries administratives et autres dont nous avons fait l’objet et vous comprendrez ma satisfaction. Enfin, initialement responsable d’une équipe de 16 personnes, j’en gère à présent une soixantaine, agissant comme chef de base, et donc me rajoutant des fonctions de responsable Admin et Programme : un touche à tout crevant, mais une expérience non négligeable qui me donne l’opportunité de faire mes preuves encore plus vite que prévu. Beaucoup de chemins de présentent à moi avec la nouvelle année qui commence et je ne suis que plus impatient de pouvoir les emprunter.

Ma vie quotidienne, elle, s’est trouvée changée et bouleversée pour le mieux. Je reste plus que jamais convaincu et heureux de mon choix de vie. Convaincu de faire quelque chose dans lequel je me retrouve enfin, et heureux de rencontrer tous ces gens avec qui je partage ma vision des choses. Se laisser bercer par nos récits, partager ce que nous vivons, rêver à d’autres missions et d’autres horizons, mais aussi se soutenir moralement lorsque l’adversité prend (parfois) le dessus. En bien ou en mal, ce que je ressens et vis depuis trois mois n’a jamais été aussi fort et aussi vrai. Que notre petite cage dorée occidentale me semble loin, et qu’est ce que je me porte mieux surtout! Même les fêtes de fin d’année, traditionnellement occasion de retrouvailles entre famille et amis, se sont révélées à la hauteur de mes espérances. La solidarité inter ONGs que j’ai enfin ressenti, et la fraternité ACF - MSF plus précisément a agi comme le meilleur des palliatifs. Le 24 au soir c’était la résidence ACF qui recevait la crème des ONGs de Mbandaka autour d’un petit repas pas piqué des vers et quelques bonnes bouteilles…pas de quoi se laisser abattre croyez moi! Puis le 31 c’était au tour de MSF de me rendre la pareille, le tout entrecoupé de multiples soirées guitare pinard peinard agrémentées d’anecdotes du terrain et autres partages en tous genres. Qu’il a été dur de se dire au revoir, sachant que pour la plupart nous ne nous reverrions sans doute pas, mais l’espoir de voir nos routes se croiser à nouveau ici ou ailleurs ne fait que nous pousser toujours dans la même direction : à croire que c’est délibérément calculé!

L’optimisme biaisé du Mario j’entends certains dire déjà…quid du revers de la médaille donc? Eh bien un revers malheureusement bien présent et qui fait énormément réfléchir comme vous allez le voir.
Professionnellement d’abord, certaines décisions que j’ai bien du mal à comprendre.
Faute de continuité dans notre financement par les bailleurs de fonds, je me retrouve seul sur ma base, sans respect d’aucune de nos procédures sécuritaires. Je dois faire face à la charge de travail de deux personnes pour une durée inconnue rendant tout notion d’efficacité obsolète. J’évolue aussi dans une province réputée pour la malhonnêteté et la paresse de ses gens, staff local, partenaires, ou autorités. Arriver dans un contexte pareil à quinze jours de la plus grosse pointe d’activité de notre programme ici (j’ai nommé les fameuses distributions) en sus de tous les cauchemars logistiques propres à cette région, est aussi une grossière erreur à mon sens. Oui tout se passe bien au final, mais j’ai commis des erreurs que j’aurais sans doute évité, et qui m’ont coûté du temps, de l’argent, et surtout qui ont mis mes nerfs à rude épreuve. Certes une ONG sans fonds propres comme la mienne est sujette à ce genre d’imprévus, mais ce qui me dérange dans tout cela est tout simplement le fait que je ne l’ai découvert qu’en arrivant sur place ; un mensonge par omission à mon sens. Si je l’avais su avant cela aurait t il changé ma décision de venir au Congo ? sûrement pas mais je me serais préparé différemment et j’aurais été prêt à endosser toutes ses responsabilités par choix, plutôt que par défaut. La négligence de tels paramètres et surtout l’absence de palliatifs temporaires qui auraient pu s’anticiper bien avant mon arrivée (mise en place d’un suivi à distance de certains dossiers…) sont bien dangereux pour une première mission, car pour me cramer et me rebuter de l’humanitaire on ne pouvait pas mieux s’y prendre. Merci à la providence de m’avoir fait débuter à Londres où j’ai rencontré des personnes exceptionnelles qui ont mis la barre très haut et qui m’ont donné suffisamment de foi pour reléguer ce qui m’arrive au rang d’erreur de passage : en trois mois j’en ai rencontré bien d’autres (chez ACF et chez les autres) qui l’ont perdu cette foi et plus d’un qui ont claqué la porte, dégoûtés par de tels choix bancals et des prises de positions aussi hasardeuses.

A titre personnel, je ne peux m’empêcher de poser le débat sur notre rôle d’humanitaire et notre utilité ici au Congo Ouest, qui me font m’interroger sur la viabilité à long terme de notre présence. Nous formons des populations vulnérables à l’utilisation d’outils et d’intrants que nous leur distribuons, de même que nous les sensibilisons et les renseignons sur la raison de modifier certaines habitudes comportementales, le tout en respectant leurs différences culturelles. Mais nous nous heurtons à des tabous alimentaires et socio culturels bien plus grands que nos petites interventions, et nous prenons le risque de voir notre message devenir lettre morte et de réduire par conséquent notre rôle à celui de simples distributeurs. MSF ici a le même problème avec ses centres de santé qui n’arrive pas à évaluer l’ampleur des améliorations qu’en théorie ses derniers devraient produire. Oui notre activité et le nombre de personnes que nous touchons par notre action ne sont pas illusoires, mais nous nous heurtons à un manque de moyens assez délicat. Délicat car en l’absence de fonds pour assurer un suivi de meilleure qualité et plus approfondi nous courons deux risques : celui de ne pas connaître la portée exacte de notre action, puis celui de n’avoir qu’une portée limitée plus dangereuse qu’autre chose. Plus dangereuse pour une population qui s’habitue à une aide gratuite, pour elle normale, et plus dangereuse car lorsque nous sommes obligés de sélectionner des bénéficiaires parmi tous ceux dans le besoin, nous créons des tensions et des rancoeurs, que nous n’avons pas les moyens d’évaluer véritablement. Dans un pays plombé par l’attentisme le pillage et la corruption, une telle activité partielle et limitée par manque de moyens peut elle vraiment contribuer à améliorer la situation? Ne faudrait il pas donner la priorité à un travail de fond sur les mentalités et les croyances avant de pouvoir transmettre ce que nous voulons transmettre? Et si au lieu de se disperser, nous concentrions encore plus notre aide (et nos moyens) sur moins de projets mais qui seraient plus efficaces? faut il enfin revoir nos critères financiers minimum qui font que nous décidons d’intervenir ou pas? Déjà nous observons le désengagement de nombreux intervenants au profit de l’est du pays où par contre les besoins sont bien plus urgents : devons nous en faire de même ? 
 Je ne suis que nouveau dans ce monde décidément bien plus compliqué que ce nous voudrions croire, mais le froid réalisme de notre professionnalisme doit avoir le dessus. Je m’en remets à mes supérieurs et malheureusement aux bailleurs de fonds qui dicteront la marche à suivre dans tous les cas. Car le véritable problème reste l’argent et la solidarité internationale. Que représentent les enveloppes allouées par les gouvernements à l’aide humanitaire ? et que représentent les donations de particuliers par rapport à leur pouvoir d’achat ? N’y a-t-il pas moyen de revoir ces montants à la hausse ? Attention je ne me veux surtout pas donneur de leçons, juste mettre en lumière certaines réalités que j’ai découvert ici, pour ne pas devenir un sparadrap sur une jambe de bois….

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Cette fois je démarre par des salutations en français et non pas en Lingala, pour vous parler…des congolais justement. La question revient souvent, Mario vous êtes des néo colonialistes entre vous, ou bien vous fréquentez des congolais? Et ces derniers ils sont comment ? Et les congolaises? Face à toutes ces questions je me dois de vous faire un petit topo sur les autochtones dont la singularité est le seul qualificatif que je puisse leur associer tant il m’est difficile de résumer ces grands moments que sont nos échanges.
Quels sont les traits de caractère des congolais déjà? Eh bien sachez tout d’abord que c’est un peuple qui a connu toutes les horreurs possibles et imaginables, du pillage à la guerre à la famine…je ne m’attarde pas sur les récits de l’époque ou sur certaines séquelles physiques particulièrement visibles lors de déplacements en territoires ex rebelles (la cicatrice sur la tête c’est quoi? un massacre avorté à la hache…) il en résulte un fatalisme et un attentisme déprimant et de ces derniers découle un individualisme, véritable poison de ce pays où la notion d’intérêt collectif a disparu depuis belle lurette. J’en vois quelques uns se dire, il est gentil le Mario, mais quelle autre attitude espérer? Ben tout simplement un cynisme à toute épreuve qui permettrait de rigoler au lieu d’attendre que ça se passe, et qui se muerait en un état d’esprit collectif aux vertus curatives. Je ne m’attarde pas plus sur le sujet, ce blog n’est pas un forum mais simplement le reflet de mon petit cerveau de blanc (enfin marron plutôt mais bon) : je pose le décor tel que je le perçois et je le vis surtout.
D’entrée de jeu, je me suis vu contraint d’éliminer de mon dictionnaire toutes les personnes (les riches comme les moins riches) qui ne louchaient que sur mon portefeuille et qui venaient systématiquement me voir pour me demander de l’argent, une faveur, ou encore tout bien que je pourrais leur donner (sollicitations allant de quelques casseroles à ma voiture)…ironie du sort, les ONGs (toujours à la traîne niveau sous) sont ici les plus gros employeurs et vues comme des mini Fort Knox…no comment! Quid des autres alors? Eh bien sachez qu’il faut se rendre à l’évidence, les barrières culturelles que nous considérons souvent comme des artefacts de l’establishment sont des réalités bien troublantes, car tant de choses nous séparent. D’abord l’éducation, l’école, le voyage ne sont que des mots ici, rendant toute base commune de discussion difficile. Ensuite, des pratiques telles que la polygamie, bien plus que tolérée, ajoutent leur pierre à l’édifice qui nous sépare, et la cerise sur le gâteau reste la religion. Le christianisme dans toute sa splendeur colonialiste se voit couplé à la sorcellerie et autres croyances occultes pour donner des résultats qui donnent la frousse. Que certains croient que les pygmées jettent des mauvais sorts aux gens s’ils sont mécontents, soit. Que d’autres croient aux hommes crocodiles qui vous entraînent au fond du fleuve et vous font travailler pour l’éternité soit, mais quand la majorité croient aux enfants sorciers et font porter à leur propre progéniture la responsabilité de la misère familiale, là ça devient une autre paire de manches. Ces enfants sont tout simplement jetés hors de leurs maison et vont gonfler les rangs des Tchegués, les enfants des rues, aussi dangereux que désespérés. Oui croyance et pauvreté voila les deux véritables fléaux qui ravagent la société congolaise. Pauvreté dis je, horreur quotidienne des femmes surtout…oui des femmes, souvent seules membres du foyer à travailler. C’est « marrant » d’ailleurs de constater que seuls les hommes et les enfants quémandent…quitte a rester dans le très gai autant continuer avec ces filles virées de l’école par leurs professeurs pour avoir repoussé les avances de ces derniers, ces autres filles qui échangent leurs corps contre un simple repas parfois (la tristement célèbre prostitution au sens large), et celles qui combinent les études, le travail de jour, et la passe de nuit : oui un bien triste portrait d’une société toute aussi désespérante qu’impénétrable.
Néo colonialisme donc? Véritable casse tête pour nous tous ici je vous assure, car à un moment ou un autre la très désagréable sensation de supériorité nous effleure…. je pense qu’il faut être honnête et le reconnaître, même si nous chassons cette pensée aussitôt au nom de tous les principes auxquels nous croyons, quelle difficulté de réaliser que souvent le raisonnement et la relation de cause à effet sont des inconnues qui se font cruellement sentir : première conclusion donc, pas vraiment moyen de se mêler aux locaux, à moins de tomber sur la perle rare. Allez à ce stade de mon compte rendu, certains sont désabusés, d’autres révoltés, sans oublier ceux qui sont horrifiés, alors je vous rassure on re-positive tout de suite donc restez, et lisez jusqu’au bout! Continuons avec les perles rares que je m’efforce de chercher en permanence, eh bien elles existent et j’ai eu la chance de rencontrer un congolais amoureux de son pays, tout aussi révolté que moi par ce qu’il voit, et qui a surmonté toutes les barrières tout en refusant de se résoudre à l’expatriation voire l’émigration. Un bonheur de pouvoir apprendre d’un congolais que l’espoir est là, et surtout le bonheur de se faire un ami de l’intérieur. Allez mais hormis de tels bols d’air frais quelle attitude adopter alors ? Faire le menaçant et intouchable, le juste mais sévère, et bien entendu rigoler en permanence. Le menaçant et intouchable pour dissuader toute personne mal intentionnée de venir nous importuner. Le juste mais sévère, pour inspirer le respect et la peur du gendarme, début de la sagesse comme tout le monde le sait. Rigoler alors? Oui et tout le temps je vous assure. Rigoler de voir que nos soucis et nos normes occidentales sont décidément bien futiles, rigoler de l’inventivité dont certains font preuve pour sous tirer de sous, rigoler de ces messes à rallonge qui tiennent plus du bal de village qu’autre chose et qui vous font passer une messe beat pour une blague de jésuite (rigoler de voir une amie déménager lorsqu’on a ouvert une église derrière chez elle par exemple). Sourire enfin en se disant que malgré toutes ces difficultés, nous arrivons à faire une petite différence ici, à tirer certaines personnes de leur misère, et se coucher le soir en se disant que même si le conducteur de la pirogue va nous réveiller par ses cris, il en faudra encore un peu plus pour nous décourager…un optimisme emprunt de naïveté ? Peut être. A toute épreuve? Jusqu’à ce que l’on craque c’est sûr, mais là d’autres prendront la relève et continueront sur la même lancée…je me contente de passer le flambeau.
&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-110232121539451668?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/110232121539451668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=110232121539451668' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110232121539451668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110232121539451668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2004/12/moi-je-suis-congolais-et-toi.html' title='Moi je suis congolais, et toi?'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-110172309506337788</id><published>2004-11-28T21:05:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:31.140+02:00</updated><title type='text'>Ecarte les rideaux on démarre le show</title><content type='html'>Mboté na bisso,

Allez cette fois on ne parle pas travail, on ne parle pas tracasseries, on oublie les chocs culturels, et on s’attaque à la vie à Mbandaka en diurne et/ou nocturne. Je dis bien et/ou nocturne car la notion de journée est à remettre dans le contexte…souvenez vous, le bled n’a pas d’électricité et les gens vivent au rythme du soleil qui se lève dès 5h00 du matin pour se coucher vers 17h00. C’est ainsi que je me lève vers 6h30 au son des pirogues sur le fleuve, et des congolais dont le volume sonore normal reste bien élevé à de telles heures…la vie commence à s’arrêter après 17 heures pour faire place aux marchés nocturnes tout illuminés de lampes à pétrole qui jalonnent la route comme des centaines de grosses lucioles : superbe! On  trouve généralement des ramboutans (gros lychees) des pilolis (petits gâteaux à base de farine de maïs) des arachides (miam) de la canne à sucre, et surtout du Loto Ko la fameuse eau de vie de maïs (j’ai toujours peur de goûter pour ceux qui s’interrogent). Il faut savoir que la recrudescence de cet alcool à une telle heure correspond au retrait des forces de police qui en temps normal empêchent cette vente afin d’éviter l’alcoolisme matinal…c toujours mieux de les voir bourrés a 20h qu’a 14h mais bon, je vous laisse méditer sur la question. Les mbandakais vont se coucher progressivement et la ville meurt totalement à minuit grand maximum. C’est là  qu’une ballade en voiture se révèle des plus agréables d’ailleurs  au milieu de la végétation équatoriale, avec des jeux d’ombre et une facilité de circuler qui donnent cette impression d’être le maître des lieux pour quelques heures, avant le retour des piétons, des vélos, et de tout ce qui va avec.
Mbandaka était une ville très agréable dans les années 60 aux dires des anciens. On y trouvait des théâtres, des cinémas, des restaurants des bistrots…si cela vous semble banal, je peux vous assurer qu’il est difficile de le concevoir aujourd’hui tant cette dernière est aujourd’hui délabrée, et tient debout par un mélange de providence, d’instinct de survie (ayant remplacé le bon sens depuis belle lurette), et d’héritage colonial ayant survécu aux pillages et autres horreurs de la guerre. Il reste donc très précisément deux restaurants à l’hygiène douteuse servant à manger, l’auberge justement et maman Odile (mais incompatibles avec mon régime végétarien), puis deux bars, un ou les expats ne mettent pas les pieds (je pense y aller donc bientôt) et le fameux 222. J’avais placé de gros espoirs sur ce dernier, haut lieu de rencontre des expats m’avait on dit, pensant qu’il deviendrait mon repère et/ou mon bureau annexe… ma première visite m’a vite fait déchanter par la présence exacerbée de prostituées et de leur clientèle, j’ai nommé le contingent uruguayen (nous y reviendrons) Ayant décidé de boycotter dans un premier lieu cet endroit, j’ai compris ensuite que ces messieurs n’y sont pas toute la semaine: à voir donc! Voila, le décor est planté et je dois reconnaître qu’il m’a été difficile de m’adapter au début, mais cela fait maintenant 6 semaines que je suis là et j’ai trouvé un rythme de croisière assez sympa.
Mes compagnons d’abord. J’ai eu la chance d’avoir mon prédécesseur avec moi pendant 10 jours au début, puis ma collègue chef de projet pendant un mois et je dois reconnaître que l’adversité dans laquelle nous sommes a contribué à développer une amitié assez particulière que je crois solide : à confirmer donc mais quand je vois ce que j’ai vécu au quotidien de rires, tensions et autre, il me semble difficile de qualifier nos rapports de relations mondaines…wait and see! Je suis le seul expat ACF depuis deux semaines à Mbandaka car la chef de projet étant partie à Kinshasa pour devenir chef de mission, et dans l’expectative de budgets qui se font décidément bien attendre, son poste ici reste vacant pour l’instant. Les journées sont plus longues certes, mais mes bouquins, CDs,  et notre résidence avec vue sur le fleuve rend cette solitude dans laquelle j’avais peur de tomber complètement illusoire : qu’est ce qu’on est bien à taper ses mails en regardant le fleuve, avec un petit Miles Davis en fond…héhéhé. Il n’y a pas qu’ACF dans l’humanitaire, il y a aussi Médecins Sans Frontières, la croix rouge, les UN, non ? Je ne sais que répondre…. Il est vrai que je suis arrivé dans l’humanitaire en imaginant une fratrie expat inter ONG modèle de tolérance et de solidarité, mais je suis tombé de bien haut…en dehors de quelques individualités (avec qui je traîne) personne ne fait un effort vers l’autre. Les expats semblent se plaire dans leur tour d’ivoire, délimitant leur univers par le mandat de leurs organismes respectifs, et développant une certaine ignorance de l’autre au nom d’un pseudo élitisme qui est à l’antipode de ce que les humanitaires devraient être à mon sens. Nous sommes donc quelques uns à nous retrouver, et notre quotidien se trouve parfois agrémenté par la visite d’expats de passage, un bol d’air frais comme vous le devinez : compagnons d’un jour ou d’un année, pour paraphraser Mano Solo, dont l’éphémère autant que la sincérité donne à notre vie ici un côté bohème dans lequel une fois de plus je me retrouve. Viennent alors les UN….ah la la je ne saurais par ou commencer moi qui était fasciné par cette organisation. Tous les humas que j’avais rencontré jusque là m’avaient tous fait part de leur dégoût pour ces derniers et j’attendais de voir par même : ils avaient donc raison…les UN sont un pot pourri de nationalités ou les quotas semblent primer sur le professionnalisme, et ou les critères de sélection éthiques ou autres sont totalement absents. Un humanitaire se doit de véhiculer un certain nombre de valeurs au quotidien et qu’est ce qu’il est difficile de le faire lorsque nous voyons ces messieurs, parfois à peine éduqués, plus concernés par les péripatéticiennes que leur boulot, provoquant haine et incompréhension de la part de la population ; bien entendu confusion aidant, nous sommes tous mis dans le même sac, et je vous assure que mes fameuses envies de strangulation reviennent souvent. La question en fait est : que font ils ? Ils sont chargés d’organiser les élections au Congo et rien n’est prêt mais alors la vraiment rien…dois je continuer? En fait oui je vais terminer par leurs militaires en faction ici. Il faut savoir que les UN sous traitent avec des armées pas chers du tiers monde, nous gratifiant donc de la présence d’êtres d’exception. Nous avions les boliviens ici, partis pour pédophilie preuves à l’appui, nous avons aujourd’hui des uruguayens qui passent leur journée à se relayer entre leur camps barbelés et leur port. Mais que gardent ils ? Les UN ont leur Military Police que diable. Ils doivent être là pour soutenir l’économie locale, car avec leur Per Diem largement supérieur au nôtre, ce sont eux qui fixent les tarifs de la passe. Que cela arrive soit, ce sont des militaires après tout, faut pas leur en demander plus. Mais quand on apprend ce que sont payées ces pauvres filles atterrissant ici à cause de cette foutue pauvreté, l’envie de gerber et de coller son poing dans la gueule de ces connards a du mal à se dissiper … le 222 est ainsi infréquentable à moins de ne pas regarder dans les coins et vous comprenez donc pourquoi.
Bon, vous venez de lire tout çà et  je vous vous demandez s’il y a un peu de rose la dedans, je vous rassure plus que de raison! Nos résidences UN, MSF, ACF et consorts sont très agréables pour tous repas et/ou soirées passées à se raconter notre quotidien ici, à se remémorer nos plaisir occidentaux, à jouer de la guitare, à rigoler des écarts culturels dont nous sommes témoins, et à parler de nos plans de vie. Je veux partir au Darfour, et toi ? HCR à Moscou ? Toi tu veux juste rentrer te reposer? Tu verras après….on parle de nos craintes aussi…lesquelles ? Ben tu crois que nos potes quand on rentrera comprendront ce que nous avons vécu ici au Congo ? Et ma copine restée en Europe qu’en sera-t-il à mon retour ? Je sais pas… comment expliquer à mon entourage que je veux bosser en Somalie? Et toi là tu arrives à dormir après ce que tu as vu aujourd’hui? Ben mine de rien, tout çà meuble nos emplois du temps à fond. La tribu humanitaire c’est notre réalité aujourd’hui et quelques soient nos différences on est tous d’accord sur une chose : qu’est ce que ça va être dur de partir, d’abandonner nos emmerdes ici et notre quotidien si unique, et de se quitter surtout…
&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-110172309506337788?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/110172309506337788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=110172309506337788' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110172309506337788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110172309506337788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2004/11/ecarte-les-rideaux-on-dmarre-le-show.html' title='Ecarte les rideaux on démarre le show'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-110080119865212594</id><published>2004-11-18T19:17:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:31.074+02:00</updated><title type='text'>Tracasseries</title><content type='html'>Mboté Na Bisso, Tracasseries donc...derrière ce mot anondin pourtant partie integrante de la vie Congolaise se cache la source de l'enfer que je viens de vivre ces dix derniers jours! certains me demandent si c'est dur le Congo, ma réponse est bien sûr que non, faut juste de l'EXOMIL pour mener a bien son travail, mais laissez moi vous raconter. Tout a commencé avec la préparation de notre meeting trimestriel avec nos trois superviseurs. Un déplacement de quatre jours (deux sur le fleuve) à BARINGA par canot rapide...complication dans l'etablissement du permis de voyager, complications dans l'etablissement de nos papiers de voyage expats, bref deux journées marathon pour arriver à un jour de retard! départ tant bien que mal le jeudi matin ma collègue, mes deux pilotes hors bord, mon mécano, moi même et nos affaires plus le carburant. C'en était trop pour notre petit canot qui refusa tout simplement de déjauger nous forcant a decaler notre voyage de deux bonnes heures et surtout d'abandonner des futs de carburant nous laissant dans l'obligation de nous ravitailler en cours de route: jusque la des contraintes logs tout ce qu'il y a de plus classique, et nous sommes partis l'esprit tranquille dans l'idée d'arriver dans la journée, en comptant sur mon pilote de BARINGA qui viendrait nous trouver en cours de route (de fleuve en fait) pour nous ravitailler. Nos consignes sécu nous interdisant de rouler la nuit sauf urgence (et la nuit tombant a 18h) nous décidons de passer la nuit a Basankusu, port ou est située une base MSF, car il faut le savoir, ici tu ne dors que chez des expats! nous nous rendons chez les collègues qui nous accueillent à bras ouverts (ah la solidarité inter ONG) mais nous devons revenir au port car l'office des migrations n'accepte pas nos documents de voyage: nous nous faisons expliquer que le pays n'est pas reunifié (foutaises) que nos documents ont été établis par des autorités non reconnues ici, et que nous sommes en infraction!!! l'envie de strangulation toujours mais le souci de respecter notre planning nous embarque dans trois heures de discussion (mais quels fils de p...) pour arriver a la conclusion suivante : rendez vous a 5 heures du mat le lendemain chez le numéro 1 de l'office des migrations afin de "négocier" notre départ au plus tôt. Inutile de préciser que l'enervement fait place au désespoir...big up a ma collègue d'ailleurs dont le positivisme a réussi à ne pas me faire sombrer dans une noirceur difficilement évitable. Après une sieste de quelques heures, nous voila rendu a 5h00 chez l'enc... en chef qui veut nous faire remplir des papiers, nous faire payer, requisitionner notre lampe torche et qui voyant qu'il n'aboutit a rien essayer meme de recuperer mon T shirt ACF. L'intimidation, la patience, et l'arrogance aidant nous partons finalement a 6h30 les nerfs aussi tendus qu'un string sur le cul d'une grosse en esperant arriver le plus vite a BARINGA. Prochaine étape, vous l'aurez deviné, la panne sèche vu que mon pilote ravitailleur brillait par son absence. Nous voila à MOPANGA (une sorte de grande métropole vous devinez) en train d'essayer un plan C avec  départ de motos chargées de futs d'essence de BARINGA pour nous sauver...deux heures plus tard, notre pilote apparait frais comme un gardon en nous expliquant qu'il nous attendait depuis la veille a 8km en amont...Michel, quand tu pars ravitailler qqun c toi qui trace parce que c celui qui a besoin d'essence qui va tomber en panne non?trop compliqué...allez arrivée a 13h a BARINGA, on oublie tout on dejeune et on commence à bosser d'accord? pas de l'avis de tout le monde....vers 16h nous sommes interpellés par des bruits de foule et c la que nous decouvrons un attroupement d'une bonne centaine de personnes à l'exterieur de notre base, dont une bonne moitié serieusement éméchée, en train de crier et de se comporter de manière vraiment pas amicale. Nous sortons donc, ma collègue bien entourée par moi même et nos 3 superviseurs: il s'agit des personnes non retenues par ACF pour la distribution, vu qu'ils ne rentrent pas dans nos critères de vulnérabilité. Eh oui certains peuvent s'etonner mais voila la froide réalité de notre travail lorsque nos budgets sont limités... il s'ensuit alors une heure et demie de dialogue de sourds entrecoupé de menaces, cris, et autres manifestations de virilité dont on se serait bien passé. Ca n'a absolument pas dégénéré, mais je dois reconnaître que l'espace d'un instant j'ai cru que j'allais avoir mal...allez nous nous quittons dans l'attente de leurs doleances par écrit, fin de la journée, et début de l'enfer équatorial des insectes et autres charmants moustiques. Car ce ne sont pas des piqures que j'ai mais bel et bien des mini blessures tellement ces saloperies sont coriaces: je recommande a tous d'etre allongé dans un lit bien protégé par sa moustiquaire et de rgarder ces mini monstres essayer de la perforer: l'enfer vert. Pour info, il faut savoir que certains insectes sont dotés d'un venin qui rend aveugle...rock'n'roll people. Notre meeting se termine le lendemain et nous n'avons qu'une seule hate c'est de rentrer a Mbandaka. reveil donc en grande forme avec la volonté de partir a 6h00 petantes....nous partons a 7h car mon log auxiliaire avait oublié de faire le plein de la moto qui nous menait de la base au canot...congo style! allez nous partons dans l'espoir d'arriver le jour même, espoir qui meurt deux heures plus tard lorsque le moteur lache! nous voila a nouveau echoué dans un campement de pecheurs sur le fleuve entourés de moustiques et de locaux qui nous observent. Le piston a cassé, et les réparations durent deux heures et demies. Je dois reconnaitre que sans nos pilotes d'exception nous serions bien mal, grace a leur savoir faire nous repartons sachant que le retour dans la journée sera fortement compromis, à moins de rouler la nuit! bon arrivée à 16h a Basankusu que fait on? on continue bien sûr. Décision exceptionnelle prise au regard de nos dernières aventures dans ce charmant port. Je vous fais le topo, nuit noire, il pleut dru, nous sommes sous une bache qui fait ce qu'elle peut pour nous garder au sec. Me voila trempé, ne voyant rien, tremblant de froid avec notre vie entre les mains de nos pilotes: que faire alors? eh bien rigoler et s'occuper l'esprit pour ne pas tomber dans le stress...allez 7 heures plus tard (23h donc) nous arrivons enfin a Mbandaka, fin de l'odyssée!!! Voila, je pense que vous aurez tous compris, quand le Congo veut nous mettre à l'épreuve il n'a pas besoin de faire beaucoup d'efforts...je pourrais continuer des heures sur les tracasseries qui ont retardé mes barges d'une semaine (barges portant nos intrants pour les distribs), les gardiens de la residence qui avaient tiré notre rallonge chez eux, le crétin d'armateur qui a failli endommager un hors bord de l'ONU avec ses manoeuvres (ma responsabilité en cas de pépin), la barge qui est tombée en panne après être partie, le besoin d'envoyer mes pilotes par pirogue motorisée leur porter une batterie neuve pour leur permettre d'avancer... mais arrêtons nous là. Cette mission est ma première, dans un contexte tout sauf évident, et je dois reconnaitre que depuis dix jours ce en quoi je crois et qui m'a poussé dans cette voie qu'est l'humanitaire est plus que mis à l'épreuve. Existe t il un meilleur bapteme du feu? je ne pense pas et je pense que c la raison pour laquelle ma petite étoile m'a fait atterir ici: l'humanitaire par la grande porte. Je garde le sourire je vous rassure... Désolé de ne pas avoir écrit la semaine dernière mais la charge de travail comme vous le devinez ne m'a pas laissé de temps libre...cette missive vaut pour ces deux dernières semaines donc, et la prochaine fois on abordera des sujets un peu plus fun tel que ma vie sociale a Mbandaka city, sans oublier l'update sur mes barges: Action Contre La Faim rules babies....vive l'humanitaire...Amen!
&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-110080119865212594?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/110080119865212594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=110080119865212594' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110080119865212594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110080119865212594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2004/11/tracasseries.html' title='Tracasseries'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-110011714005173383</id><published>2004-11-07T23:45:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:31.011+02:00</updated><title type='text'>A day in a life</title><content type='html'>Mboté toujours,
 Ca fait maintenant une semaine tout rond que j'assume mes fonctions de logisticien tout seul comme un grand. La semaine d'avant mon prédecesseur etait encore la pour le tuilage et la preparation psychologique a ce qui m'attendait, mais maintenant ca y est I'm in command!!! mais au fait c'est quoi la vie quotidienne d'un logisticien au Congo? que du bonheur, et je ne saurais etre plus ironique... vous êtes prêts?
Commencons par les bonnes choses quand même. Mon background est plus qu'un atout, vu que je gere un budget, 18 personnes, un parc véhicule terre/mer, et notre résidence sur le fleuve. J'ai chaud au coeur en voyant que mes années d'écoles de commerce, puis de conseil et gestion de projet servent enfin à quelque chose d'autre que de voir son compte en banque se renflouer a chaque fin de mois...que mes parents et les institutions qui m'ont temporairement hébergé se rassurent! Aussi, je prends conscience des différentes cultures dans lesquelles j'ai vécu, ainsi que de mes quatre langues qui sont enfin mises a contribution de manière simultanée. Faut reconnaître que jusque là ces avantages servaient surtout à impressioner la demoiselle du coin, mais là çà m'ouvre pas mal de portes: je parle francais avec les congolais, anglais avec tous les anglophones presents ici, espagnol avec les soldats UN du contingent urugayen, et arabe avec les libanais changeurs d'argent (Mohamed et Ali deux grands moments de ma vie)...aussi cosmopolite que Londres de par ici, qui l'eût cru? bref vous l'aurez compris je pars quand même avec pas mal d'atouts.Maintenant passons au contexte....c'est moi ou c 'est eux mais je vous assure qu'il y en a qui ne vont pas ressortir entiers d'une telle confrontation! déjà tout le monde quémande, cela va du mendiant à l'officier supérieur, et même si ma verve me sauve a chaque fois faut dire que la strangulation devient une pensée de plus en plus concrète...je pourrais passer des heures à faire ma psychothérapie et vous narrer les obstacles que je rencontre au quotidien, mais je préfère résumer par la phrase que mon DRH m'a dite avant de partir: Tout va lentement au Congo, très lentement. C'était malheureusement vrai, mais je pense que le plus dur reste la corruption latente et tout ce qui en résulte vu que nous refusons de cautionner pareil système. Je ne m'attarde pas plus sur ce point qui me donne la nausée vu que nous y sommes confrontés au quotidien.
Mais je parle, je parle, qu'en est il au jour le jour? eh bien réveil 7h et arrivée à la base 8h passées. Début de la journée par les mises au point diverses et variées, pénible lecture des e mails (le net est aussi rapide que le Congo), et début de ma journée avec la série d'imprévus et autres merdes qui me tombent dessus. Me voila au port pour verifier la sécu de l'entrepôt, ensuite direction le port pour constater que la barge qu'on nous avait promise n'etait pas la, traque de l'armateur a Mbandaka city, sans oublier le détour obligatoire par les autorités fluviales ou la direction des migrations pour obtenir le formulaire B72 vert fluo. Retour à la base pour refaire le point, engueuler 3-4 personnes, convoquer un tel et un tel et hop direction larésidence pour dejeuner! la pause me direz vous, que nenni! je rappelle que notre parc automobile et fluvial se trouve la bas donc forcément l'arret technique avec les pilotes et les mécanos....retour à la base pour une enième mise au point et/ou engueulade et c reparti pour l'aéroport! bien sûr arrivé la bas le préambule "action contre la faim...eh bien j'ai faim moi" est de rigueur, avant de constater que le fret n'est pas arrivé...on reste calme, et on ne casse pas les côtes flottantes du responsable... euh juste une seule je peux?allez...non? bon tant pis!La fin de journée congolaise se profile aux alentours de 17h30, et il est temps pour moi de revenir a la base pour les differents rapports à taper et autres activités dactylo dont tout le monde raffole mais malheureusement nécessaires, ce qui nous mène à 19h minimum 22h30 maximum (jusque là) Le retour a la maison est des plus paisibles douche bouffe musique lecture et dodo surtout: qu'est ce que je peux dormir dans ce pays!!!
C'est vrai que préparer les distributions n'est pas de tout repos et que ce que je me farcis en ce moment reste exceptionnel, mais que d'émotions croyez moi. La pause de midi arrive et l'effondrement moral avec, en se disant qu'on ne vas jamais resoudre nos problemes a temps. arrive alors la fin de journée avec les solutions de dernière minute obtenues lorsque les autres capitulent (plus têtu que moi... tu meurs mon frère) et le sentiment que ca avance malgré tout! joie, soulagment, et decontraction à l'honneur... jusqu'au lendemain matin! Allez la semaine prochaine je pars pour quatre jours dans la brousse, dont deux jours entiers de voyage par canot sur le fleuve: meeting trimestriel avec tous les responsables de nos arrières bases pour préparer les distributions. Depuis le temps que je veux y rentrer dans cette jungle, je vais être servi!!!La ballade sur le fleuve, la guitare dans la nuit, les étoiles dans le ciel...comme réunion de travail je crois qu'on peut faire pire. Promis je vous raconte la semaine prochaine et les photos suivront...héhéhé.
Un dernier point et de taille, je vais louper mon premier match de l'équipe de france de rugby depuis 1999. Je pensais être rentré à temps pour suivre le match sur internet (merci sudradio.com) mais il n'en sera rien...sniff! que tous ceux qui regardent le match samedi pensent à moi et j'attends vos mails: on va les bouffer les australiens....allez la Gaule qu'on leur marche dessus!
&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-110011714005173383?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/110011714005173383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=110011714005173383' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110011714005173383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/110011714005173383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2004/11/day-in-life.html' title='A day in a life'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-109929524955479378</id><published>2004-10-31T18:29:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:30.934+02:00</updated><title type='text'>Mbandaka de mes amours</title><content type='html'>Mboté tout le monde,

Alors tout d’abord sachez que j’écris ces quelques lignes de ma terrasse à Mbandaka qui est a 10 mètres du fleuve Congo, un fleuve magique par sa taille (jusqu'à 80km entre les deux rives) ses méandres (un labyrinthe par endroits) et surtout pour cette impression de paix qui s’en dégage…au loin c la jungle équatorienne limitrophe du Congo Brazzaville : difficile de s’imaginer une quelconque présence derrière cette sublime barrière verte. Le passage des pirogues lui trouble à peine la sérénité ambiante qui m’envahit chaque fois que je m’installe sur cette terrasse (je vous rassure j’ai la même vue de ma chambre). Les photos suivront mais je ne pense pas que l’on puisse prendre pleinement conscience de cette beauté à moins de l’avoir vue de près… Sorry everyone! Maintenant je rassure les curieux, je pars bientôt en expédition pour des distribs sur le fleuve. Nous assurons des distributions de Non Food Items auprès de populations complètement isolées par ce fleuve qui est leur seul moyen de communication avec le monde extérieur. Les intrants (casseroles, savon…) partiront par barge, et j’assurerai une présence sur les trois sites sur lesquels nous allons opérer par canot rapide : première destination Baringa, puis Bolomba, et enfin Mondombe via Boende ou nous devrons faire escale pour la nuit. Vous l’aurez compris, déplacements sur le fleuve, nuit dans la brousse, et découverte de la jungle équatorienne, on a fait pire comme routine de travail…

Mais revenons au début, avec le départ de l’aéroport de Kinshasa, où les tentatives de racket par les policiers continuent de m’impressionner….une fois les formalités diverses et variées terminées, nous voilà devant le tarmac à attendre qu’un avion congolais dont la roue a lâché soit déplacé afin que nous puissions décoller. Pour info, nous avons interdiction de prendre les avions d’Hewa Bora et de Wimbidira les deux compagnies locales, vous voyez le topo... La solution est trouvée une heure après lorsqu’un tracteur agricole (qui était à deux doigts de m’écraser) vient remorquer notre petit avion pour nous permettre de décoller : faut le voir pour le croire et c pas les fous rires qui ont manqué!!!

Notre avion est un vol ECHO la coordination humanitaire de l’Union Européenne qui les met gratuitement à la disposition des ONGs. Existent aussi les vols gratuits de l’ONU, et les options plus flexibles mais payantes d’Aviation Sans Frontières, une ONG fantastique au service des ONGs, et qui s’avère précieuse en cas d’évacuation notamment dans la jungle : bien beau la solidarité entre collègues. Nous voilà donc à bord d’un petit coucou qui décolle presque à la perpendiculaire et qui atterrit de la même manière, mais quelles sensations….survoler le Congo était quelque chose, maintenant survoler la jungle, voilà un spectacle qui je crois m’aura marqué à vie! L’aéroport de Mbandaka est une piste avec un local juste à côté. Pour info en tant qu’ONG nous avons accès illimité et total au tarmac (la grande classe quand tu arrives avec la voiture sans même ralentir) alors que les avions se posent et redécollent : il faut me voir avec ma radio portable sautiller d’un fret à l’autre! Allez j’arrête de me la péter et je continue…Mbandaka est la capitale de la province de l’équateur dans laquelle je suis ; vous noterez le mot capitale…Pas de routes (le 4/4 est tout simplement un atout de survie ici) l’eau courante ne courre pas très souvent, et l’électricité est quasi inexistante…côté urbanisme je ne m’attarde même pas sur la question vous aurez compris : ça va être rock’n’roll !! Notre maison est un havre de paix perdu sur l’avenue Bolenge (prononcez Bolèngué) au bout de Mbandaka et je pense que cela va être le véritable antidote à notre vie de tous les jours. Laissez moi donc vous mettre dans le bain.

Les ethnies de l’équateur sont connues pour être les plus malhonnêtes et les plus paresseuses du Congo, sans oublier les tracasseries régulières et autres chantages dont nous faisons l’objet histoire de nous soutirer le maximum de Dollars possibles. Me suis déjà fait arrêter par un flic mais ayant une bonne expérience en la matière, je pense qu’il va falloir se lever de bonne heure pour m’avoir…hehehe Syrian Style !!! pour l’instant j’en rigole mais le jour ou le juge corrompu fera basculer un procès en la faveur d’un connard, ce sera une autre paire de manches…. A voir donc! Je récupère une équipe bien huilée et complète qui va me faciliter grandement la tâche : soulagement donc. Le logisticien que je remplace est resté une semaine avec moi pour assurer la passation et je me rends compte à quel point ces 10 mois en équateur l’ont cramé…je m’arrête là mais je pense que vous saisissez le contexte : on verra qui du Congo ou du Mario aura le dernier mot… Je viens de passer dix jours de folie entre la passation et le planning logistique à finaliser pour les distributions. Certains peuvent être sceptiques quand à la complexité de la logistique, mais trois bases arrières une quatrième qui fait office d’entrepôt, les animateurs et superviseurs a transporter, sans oublier les journaliers gardiens et autres manutentionnaires rendent l’équation bien sympathique. Vous rajoutez les problématiques d’hébergement, de ravitaillement en essence, l’entretien des motos, moteurs à pirogues et autres canots rapides qui ont bien du mérite à ne pas lâcher avec ce qu’on leur fait subir ; vous saupoudrez d’autorisations administratives, de moyens de communications sans oublier les considérations de sécurité, et vous obtenez une image très fidèle de ce qui va être mon quotidien pour les mois à venir! Que ceux qui considèrent l’humanitaire toujours comme des vacances me le redisent avec la même conviction.

La population à Mbandaka sans être dangereuse (nous pouvons nous y balader en voiture et à pied a toute heure) n’est pas vraiment accueillante, et il est difficile de ne pas se lasser des quémandes incessantes d’une population non coupable mais je pense responsable d’un attentisme pesant ralentissant considérablement la marche des choses et pour eux et pour nous…j’ai tenté le jogging ce matin, et je pense que ce sera gérable par la suite à condition de se munir de bouchons dans les oreilles. Côté sorties, le 222 est le nec le plus ultra mais la présence des soldats Uruguayens de l’ONU en compagnie de prostituées ne m’a pas vraiment convaincue : pas étonnant que les UN ne soient pas biens vu. Les autres options qui s’offrent à nous sont l’auberge et maman Odile mais la teneur en huile de leur nourriture (signe d’opulence) et la présence de viandes (chèvre et cochon) ne me convainc pas non plus : ma vie sociale ce sera chez moi et chez MSF.

J’ai continué mes explorations culinaires avec le Foufou et la Chicuane. Aucune valeur nutritionnelle, une consistance pâteuse pour le foufou, et une consistance de caoutchouc pour la Chicuane... ca ne va pas faire mon affaire, mais il faut savoir que les congolais en raffolent…vivement que je goûte le Pondou, et pour l’instant je ne veux me souvenir que des bananes plantains et des arachides délicieuses de par ici. Il n’y a pas grand chose à manger a Mbandaka, du poisson et de la viande que je ne consomme pas et côté légumes seuls les épinards, le mais, les tomates, les aubergines, et les oignons sont présents. Le riz et les pâtes (pas de patates) constituent les seuls accompagnements et les fruits sont les mangues, les ananas, et les oranges acides. On trouve du Nescafé en poudre de la confiture et du pain aussi et je viens de faire le tour de la TOTALITE du comestible…heureusement que nous passons des commandes régulières de ravitaillement à Kinshasa : le beurre, céréales, patates, et autres fromages sont malheureusement des signes de luxe, mais représentent une nécessité si l’on veut garder notre équilibre. Un dernier point sur l’eau…quelle contradiction d’être à côté d’un fleuve! Le pourcentage de coliformes vivants dans le Congo rendent toute baignade impossible, et voir la population locale s’y laver en dit long sur le travail à faire ici afin que ces derniers puissent avoir une alternative. Notre eau potable, elle, vient de la source, est bouillie, puis est filtrée ; celle pour laver les légumes est chlorée. Dois je m’attarder encore ?

Je pense que la question que pas mal d’entre vous se posent est : est il toujours content de son choix? Eh bien que tout le monde se rassure oui plus que jamais!!! Oui car je n’ai jamais été plus convaincu par le sens que je donne à ma petite vie, oui car Action Contre La Faim fait un boulot fantastique d’une manière on ne peut plus pro, et oui car je prends peu à peu conscience de ce que je vis et partage avec les autres humanitaires au Congo et ailleurs : je n’échangerai ma place pour rien au monde croyez moi !

Je vous laisse là, louper le coucher de soleil serait un crime…
&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-109929524955479378?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/109929524955479378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=109929524955479378' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/109929524955479378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/109929524955479378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2004/10/mbandaka-de-mes-amours.html' title='Mbandaka de mes amours'/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8672221.post-109852091967713375</id><published>2004-10-21T23:00:00.000+02:00</published><updated>2006-11-12T15:06:30.838+02:00</updated><title type='text'>Go to the Congo</title><content type='html'>Bon çà démarre bien, arrivé à l’aéroport je me trompe déjà de terminal après 25 minutes de queue puis une fois arrivé à l’enregistrement on m’explique que le poids maximum d’une valise doit être de 32 kg pour le bien être des porteurs(??? Faut que je les mouche peut être?) et qu’une partie de mes 50 kilos doit être transvasée dans une valise que je suis obligé d’acheter dans le seul magasin de l’aéroport à prix sympathique…60 pounds plus tard, je démarre les négociations sur mes 30 kilos d’excédent bagage pour en payer finalement 7…135 pounds au total elle commence pas bien la journée? Après un voyage fort sympathique ponctuée d’une escale à Bruxelles (faudra m’expliquer comment prendre au sérieux la sécu de l’aéroport qui parle comme Coluche) me voilà arrivé à Kinshasa. L’aéroport de N’Djili rend obsolète toute définition de ce mot : tout le monde court dans tous les sens (énorme) et les passe droits se font plus nombreux que la police des frontières elle-même, ensuite tout le monde court vers l’unique tapis bagage qui livre ceux des trois avions arrivés en même temps avec les gars qui sautent au dessus pour essayer de coordonner tout çà…heureusement que notre « protocole » comme on dit dans le jargon est venu me chercher et s’est occupé de tout, j’aurais bien galéré par moi-même…

Première ballade en voiture de l’aéroport jusqu’à la maison ACF à l’autre bout de la ville, pas de meilleure entrée en matière possible, et la claque est immédiate. Je me sens tout petit avec ma petite expérience occidentale et moyen orientale, mais tellement heureux de faire mes premiers pas dans ce nouveau monde. Les ballades suivantes tout au long de la semaine me permettent de découvrir Kinshasa, la capitale de l’Afrique comme ils l’appellent ici ! Mes remarques peuvent paraître un peu candides surtout pour ceux qui connaissent l’Afrique mais je reste choqué de voir une ville dans un tel délabrement et une pauvreté aussi flagrante. Ce qui me paraît encore plus malsain est le contact visuel avec les personnes de la rue qui nous regardent dans nos gros 4/4 et nos grandes maisons avec gardiens. Ne soyons pas stupides non plus. Les considérations de sécurité étant primordiales, surtout au vu de l’instabilité actuelle de ce pays, notre mode de vie est tout sauf du luxe, mais je ne peux m’empêcher de ressentir un certain pincement à chaque fois. Je ne connais pas encore le Congo, mais je prends conscience du contexte et j’ai mal de voir un si beau et si riche pays dans un tel état après toutes ces années de pillage en règle d’abord par les belges, puis par Mobutu, et par toutes ces entreprises qui ne contribuent en rien ou presque au tissu économique du pays (on extraie et on sort du pays directement) : mes premiers pas donc…il me tarde de découvrir la province de l’équateur où je vais être basé mais en attendant le ciel et les nuages sont de toute beauté!

Premier coup de cœur, les congolais. Fiers de leur pays et de leur appartenance, ils t’expliquent systématiquement que, malgré tous les problèmes que leur pays connaît, il s’en sortiront : un discours qui fait chaud au cœur croyez moi car que ce soit réaliste ou pas ils veulent y croire ! Si beaucoup considèrent les ONG comme de simples employeurs étrangers source de dollars (et peut on vraiment leur en vouloir) nombreux sont ceux qui travaillent par conviction là dedans avec le souci d’aider leurs compatriotes et leur pays. Cela va du simple chauffeur au chef de programme expérimenté et les entendre parler de la sorte rassure sur le travail si controversé des humanitaires. Les congolais sont aussi un peuple qui à défaut de disposer de moyens de divertissement (aucun ciné a Kinshasa) et qui souffre d’une vie culturelle très pauvre (faute de moyens uniquement) est axé sur la nourriture, la boisson, et la fête ce qui leur confère une jovialité et un humour qui m’a tout de suite touché. Attention aucune connotation négative dans ce que je viens d’écrire, les congolais ont en très grande partie poussé leurs études assez loin, et ce ne sont pas les compétences qui manquent dans ce pays, ni les intellectuels, mais il leur faut juste un peu de coaching pour enrayer toute la désagrégation et la corruption qui a mis leur pays à genou, et un gros coup de pouce financier : c’est dans cette optique que je réalise l’importance des ONGs ici, et je me sens tellement fier d’y participer…décidément le monde du corporate est à des années lumières ;-)

Ma semaine a Kinshasa alors? Eh bien du grand moment J j’ai donc commencé à découvrir les spécialités congolaises, comme les bananes plantains (frites ou bien en boulettes) ou les Kossas (énormes gambas fluviales, un régal) et j’attends avec impatience de goûter les chenilles, la chèvre, et autres pondous décidément bien curieux…côté bières ici c la Primus (bouteilles de 75cl) ou bien la Skol en blonde et la Turbo King en brune (à laquelle on prête des vertus aphrodisiaques) là encore j’attends de goûter le Loto Ko (eau de vie) ou le vin de palme. Sinon côté sorties j’ai eu l’occasion d’aller dans un bar avec un sublime groupe de musique (africaine, jazz, blues) qui ne laisse présager que du bon de ce côté-là ;-) passé aussi dans un bar qui vend de la Guinness à 3$ (dollar américain) mais ce n’est pas de la pression…sniff…puis ai fait ma première soirée expats (humanitaires uniquement, on ne se compromet pas quand même) qui m’a confirmé à quel point ce monde me correspond : écouter les récits de chacun, m’a une fois de plus rappelé à quel point j’étais dans mon élément, par contre je dois reconnaître que le mythe de l’infirmière MSF n’est pour l’instant qu’un mythe…la réalité est plus douloureuse, on s’est compris. Je confirme par contre à quel point les congolaises sont de belles femmes : avoir discuté avec Miss élégance 2004 à fini d’achever mes doutes ;-) avis aux amateurs!

Je ne suis pas là en vacances vous me direz et je terminerai justement par le boulot…je viens de passer 4 jours en formation/formalités/mises au point ici à Kinshasa afin de comprendre les tenants et les aboutissants de mon poste au Congo et là encore je prends conscience (la phrase du moment) de l’ampleur de la tâche. Tout d’abord, l’argent…rappelé à la dure réalité des budgets à durée malheureusement trop déterminée et de la quête difficile auprès des bailleurs de fonds (les donations publiques sont malheureusement trop limitées…si vous ne savez pas quoi faire de votre argent) nous travaillons ainsi avec une véritable épée de Damoclès sur la tête, qui si elle tombe nous forcerait à arrêter une partie, voire la totalité de notre travail ici alors que les besoins sont malheureusement bien réels…cela passe aussi par des restrictions en tout genre comme celle de poste expat là ou je vais être : à moins d’un gros revirement de situation, je vais vite me retrouver tout seul là bas, avec le staff local pour compagnons de travail. Beaucoup plus de boulot donc, mais une équipe super qui va le rendre possible heureusement…c dommage que les visites soient interdites là où je vais car je vais avoir de l’espace pour des visiteurs potentiels…aigre doux non ? Aussi, je donnerai des nouvelles les 15 prochains jours mais ensuite ce sera silence radio pendant quatre bonnes semaines car je vais partir sur la rivière pour effectuer des distributions dans tous les points où nous travaillons…dix jours d’affilée (entre autres) sur le fleuve Congo pour atteindre un de nos points çà va le faire mais côté Internet çà va pas le faire ;-) Je quitte donc Kinshasa demain aux aurores pour Mbandaka ma nouvelle ville d’adoption ou je passe mes trois prochains jours à faire une revue de matos et d’effectif, ensuite 15 jours pour organiser les distributions et si tout se passe bien distribs du 8 novembre au 6 décembre…wish me luck !
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Bon le brief pays est réglé, la formation générale est terminée, le training logistique pareil j’ai enfin tout ce qu’il faut pour me lancer dans le grand bain! pas que j’ai été spécialement anxieux avant mais j’ai été tellement impressionné par le degré de professionnalisme de mon assoce que je pars avec un taux de confiance proche du 100% et je me dois de vous raconter çà. J’ai donc passé 15 jours a aborder tous les sujets possibles et imaginables en relation avec mon départ ; côté général on a passé en revue plus que détaillée les quatre grandes activités d’Action contre la faim (Nutrition, Sécurité alimentaire, Eau, Santé) tous les départements transversaux (Admin, Logistique, Communication, RH)et leur directions respectives, ainsi que tous les thèmes relatifs à l’expatriation (formalités, sécurité, suivi médical et psychologique) sans oublier toute une partie sur la morale de notre action et l’éthique relative à notre champ d’intervention et notre prise de décision (on va se marrer sur le terrain) . Je peux vous dire que rien mais vraiment rien n’est laissé au hasard, et pour booster notre confiance rien de mieux  côté training propre, mis à part les études de cas, les mises en situation et autres présentations j’ai eu ma partie logistique sur nos 4/4 aménagés humanitaires, l’utilisation des radios, les différents suivis et j’en passe et des meilleures…ah oui j’oubliais on a passé aussi en revue toutes les problématiques de recrutement et gestion de staff local…tout je vous dis !!!! la formation m’a rappelé le séminaire d’intégration en école de commerce (les bordelais d’entre vous comprendront) et quel bonheur d’utiliser son cerveau à nouveau... ah mon bar londonien est décidément bien loin !

Ma fantastique RH m’ayant dégagé de toutes les formalités relatives à mon départ, il m’est resté donc trois jours avant le grand départ, pour mettre ma vie (encore une fois) dans des cartons, faire mes adieux à la vie occidentale, et me préparer psychologiquement à mon plus grand défi à cette date….les sensations sont vraiment bizarres et je suis passé par tous les états de l’euphorie à l’excitation, à la peur, à l’émotion…je vous en passe et des meilleures, mais voilà on y est ! je suis rentré dans ma phase « dernière …» dernier curry à Londres, dernier Vins et Fromages, dernière pinte de Guinness (Aarghh mais comment je vais faire) dernières soirées avec les potes, derniers coups de fil, derniers visages réconfortants même par webcam…toute ma vie s’éloigne peu à peu et je commence à m’enfermer dans un cocon. Au fur et a mesure que le départ approche je ne fonctionne plus que par impressions et flashs…ma maison, mes colocs, mon quotidien bien douillet, ma famille aussi bien loin de tout çà…les nœuds à l’estomac se font de plus en plus serrés. Je me remémore aussi les images des films ACF (notre training psychologique durant la formation) celles des enfants cadavériques, celles des balles qui sifflent, les histoires de kidnapping…je mentirais si je disais que le doute ne s’installe pas en moi, et de ce fait l’attente devient insupportable…on m’avait prévenu que je passerais par une phase pareille c’est donc normal mais qu’est ce qui est normal dans ce qui m’attend…après tout on est bien en Europe non? NON? je suis un peu perdu mais je recadre à chaque fois après tout ma vie n’est que sur le point de basculer…mais çà y est là on est vendredi soir, je viens de faire mes derniers adieux, je me couche et dans 4 heures le taxi sera là pour m’emmener….assez réfléchi,la page se tourne enfin, début de ma nouvelle vie.
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A y est le Mario se met à la mode du blog...ah la la moi qui me demandait comment j'allais rester en contact avec la famille, les ami(e)s, et toutes les autres espèces humaines, eh ben voilà c'est reglé :-)

Bon, on part sur la base d'une missive par semaine dans laquelle je vous raconterai mes aventures, mes expériences, mes galères, mes joies, mes coups de gueule, mes hauts, mes bas, mes à cotés, mes travers, mes un peu à gauche (mais pas vraiment à droite le Mario même si ça c 'est une autre histoire) et tout le reste...si jamais mon emploi du temps m'empêche de le faire je me rattraperai la semaine d'après et sioupli pas d'inquiétude quand à mon silence prolongé... la connexion internet dans le bush c'est pas encore çà ;-)

De votre coté n'hesitez pas a me balancer des mails sur mon adresse hotmail, je ne garantis vraiment pas de réponse rapide comme vous pouvez vous en douter, mais vous savez à quel point ces quelques lignes comptent pour moi donc... A vot' bon coeur!!

A bientôt donc pour la première partie...
&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8672221-109748924306615282?l=mothergaia.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mothergaia.blogspot.com/feeds/109748924306615282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8672221&amp;postID=109748924306615282' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/109748924306615282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8672221/posts/default/109748924306615282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mothergaia.blogspot.com/2004/10/et-cest-parti.html' title='Et c&apos;est parti '/><author><name>El Mario</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03964920446000197152</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://bp1.blogger.com/_GMP4L2UUfdw/SIBrQ5A4PoI/AAAAAAAAACI/MrWQd76oxsY/S220/Me+Central+Park+1.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry></feed>
